Entre les Unes de magazines, les publicités placardées et les conseils sur les réseaux sociaux, l'été arrive avec son lot de solutions miracles pour atteindre l'"objectif bikini". Des injonctions toujours plus nombreuses, parfois coûteuses et souvent contradictoires. Pour y voir plus clair, l'équipe des Vérificateurs vous propose une série d'articles réalisée en partenariat avec l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et les chercheurs les plus aguerris sur ces questions.
Nous avons voulu clôturer cette série en faisant le point sur les solutions scientifiquement prouvées pour perdre du poids. Pour répondre à nos questions dans ce quatrième et dernier épisode, nous avons interrogé Daniela Cota, responsable de l'équipe Équilibre énergétique et obésité à l'Inserm, et Mathilde Touvier, directrice de recherche en épidémiologie nutritionnelle.
Comme nous l'expliquions déjà dans deux articles précédents, il n'existe aucun régime miracle. Arrêter le sucre comme le préconisait le docteur Robert Atkins ou faire des repas hyper protéinés comme le fond les adeptes du régime Dukan s'avère inefficace, voire dangereux. Par ailleurs, certains facteurs ne sont tout simplement pas contrôlables. Ainsi, le poids d'une personne serait héritable à hauteur de 70%, d'après une étude sur le sujet. Mais alors, l'objectif "summer body" est-il une illusion ?
Pas nécessairement. Encore faut-il travailleur sur les deux facteurs directement modifiables - à savoir l'alimentation et l'activité physique – et ne pas se limiter à une bonne pratique le temps des beaux jours ! En effet, "la seule chose qui a prouvé scientifiquement son efficacité, c'est un rééquilibrage alimentaire sur le long-terme", comme le résume Mathilde Touvier. Il n'est question d'aucun secret, ni d'aucune formule magique. "C'est purement mathématique." On diminue les apports caloriques, et on augmente les dépenses.
Pour atteindre le premier objectif, la directrice de l'équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle appelle à suivre le plus possible les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS). "Pour énormément de personnes, arriver à manger cinq fruits et légumes par jour, limiter les boissons sucrées et baisser sa consommation de viandes rouges, cela représente déjà des changements importants !", relève notre interlocutrice. Un bon début, qui permettra "de voir des bénéfices sur la non-prise de poids ou la perte de poids". Pour s'aider, celle qui pilote désormais le Nutri-Score recommande d'utiliser cet outil au quotidien. Car ce système d'étiquetage nutritionnel à cinq niveaux, disponible sur les emballages de certains produits, permet d'avoir une idée assez claire de la valeur nutritionnelle d'un produit alimentaire. "En identifiant les produits gras et sucrés, et en les limitant, on prend soin de sa ligne et on rééquilibre son poids", argue-t-elle. D'autant qu'à force, cela peut "devenir un réflexe". "En gardant cette habitude dans les rayons de son supermarché, on évite de reprendre du poids une fois l'été achevé."
Mais lorsque l'on évoque...
[Courte citation de 8% de l'article original]