L'histoire d'amour perdue de SAS donne un nouveau souffle

By Gordon Rayner - TheTelegraph - 24/07
Une nouvelle traduction révèle les exploits extraordinaires d'une résistante française et de son mari britannique

Quelques semaines après le débarquement du jour J de 1944, alors que les troupes alliées poursuivaient leur progression lente et sanglante à travers les lignes allemandes, le long des côtes bretonnes, une guerre tout à fait plus calme commençait à peine.

Vers 3 heures du matin aux premières heures du 23 juin, une petite équipe de parachutistes atterrit silencieusement dans un champ à l'est de la ville de Vannes, à sept milles de la route et loin derrière les lignes ennemies. Dirigés par le major Oswald Cary-Elwes, un fringant commandant du SAS, avec son commandant en second le caporal Eric Mills et une équipe de trois Français, leur tâche était de rétablir le contact avec des poches dispersées de résistance française éparpillées dans toute la Bretagne. Suite à une contre-offensive allemande, il y avait eu un silence radio inquiétant de leur part pendant des jours.

Le secret était de la plus haute importance. Cary-Elwes, le fils d'un marchand de champagne qui parlait un français impeccable, était déguisé en un costume mal ajusté et se faisait passer pour un agent maritime. Pendant ce temps, Mills, un Yorkshireman teetotal beaucoup plus visible qui ne parlait pas un mot de français, était habillé en paysan et faisait semblant d'être sourd et muet pour ne pas éveiller d'autres soupçons.

Pour renforcer les plans d'invasion alliés à l'approche du jour J, le SAS avait largué de petites équipes à travers la Bretagne pour aider à armer la résistance française et distraire et perturber les occupants nazis. Les agents de liaison locaux, souvent des adolescentes françaises, qui portaient des messages secrets dans les chambres à air de leurs pneus de vélo et étaient habiles à charmer leur chemin à travers les barrages routiers allemands, étaient essentiels à leurs opérations.

Parmi eux, Marie Krebs, surnommée Marie-Claire, fille d'un constructeur de bateaux de Concarneau qui avait 19 ans lorsqu'elle a rejoint la résistance et avait travaillé sans relâche avant l'arrivée du SAS.

Marie-Claire vers le début de la guerre

Courageuse, charmante et totalement imperturbable, elle est devenue bien connue de nombreux commandos SAS, dont le major Cary-Elwes, pour la facilité avec laquelle elle a contourné l'ennemi. Elle a fini par tomber amoureuse et épouser un autre opérateur radio SAS, du nom de Georges Chamming. Le couple s'est marié lors d'une cérémonie précipitée en août 1944, peu de temps après que son père eut été tué par un tireur d'élite allemand lors de la libération de la Bretagne, Marie-Claire portant une robe en so...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...