Variole du singe : « Les malades que nous recevons souffrent beaucoup »

Xavier Lescure - Futura Sciences - 19/07
Allons-nous connaître une situation inédite en cumulant deux épidémies ? Le virus de Monkeypox, qui se transmet par contact, dévoile également un mode de transmission inhabituel et des atteintes...

Allons-nous connaître une situation inédite en cumulant deux épidémies ? Le virus de Monkeypox, qui se transmet par contact, dévoile également un mode de transmission inhabituel et des atteintes bien différentes des lésions dermatologiques classiques. Pour l'instant, il touche majoritairement une population jeune et plus robuste. Cependant, la saison estivale étant propice aux rapprochements, le risque de voir la variole du singe toucher de plus en plus de personnes, notamment les plus fragiles dont les enfants et femmes enceintes, est bien réel.

Le 1er juillet dernier, l'OMS faisait part de son inquiétude quant à la flambée des cas de variole du singe en Europe, dont le nombre avait triplé en 15 jours. Une semaine plus tard, en France, la Haute autorité de santé préconisait d'élargir la vaccination préventive aux groupes les plus exposés, un avis suivi par le gouvernement.

Professeur des universités et praticien hospitalier à l'hôpital Bichat (AP-HP), Xavier Lescure fait le point sur la situation et revient sur les signes qui doivent alerter.

The Conversation : Au 12 juillet, Santé publique France dénombrait 912 cas confirmés de variole du singe en France. Comment se transmet le virus responsable de la maladie ? Quels signes doivent alerter ?

Xavier Lescure : Le virus Monkeypox, qui cause cette maladie, peut s'attraper en touchant les lésions (boutons, pustules) d'une personne infectée ou des objets qui ont été contaminés (linge, couverts, etc.). Il est en effet capable de survivre plusieurs jours sur les surfaces inertes. Il pénètre dans l'organisme par des microlésions de la peau, qui sont tout le temps présentes mai...
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