Dans six jours, la guerre en Ukraine entrera dans son sixième mois. Et elle ne semble pas prête de s'arrêter de-ci-tôt. Après une trêve de huit jours, Moscou a annoncé avoir repris les hostilités samedi soir, en menant plusieurs bombardements dans le Donbass. De son côté, le président ukrainien, qui condamne ces attaques, a limogé deux de ses hauts responsables pour des soupçons de collaboration de leurs subordonnés avec Moscou. Une décision prise, à la veille, d'une nouvelle réunion de l'Union européenne pour renforcer les sanctions contre la Russie.
Limogeage de deux hauts responsables. Dimanche soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a décidé d'écarter la procureure générale, Iryna Venediktova, et le chef des services de sécurité du pays, Ivan Bakanov. Selon le chef d'État, des dizaines de membres de leurs agences travaillent contre l'Ukraine, au profit de Moscou. À ce jour, Kiev enquête sur plus de 650 cas de soupçons de trahison de responsables locaux, dont 60 dans les zones occupées par les forces russes et prorusses.
Vers de nouvelles sanctions européennes. Ce lundi, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se réunissent pour renforcer les sanctions contre Moscou. Ils doivent notamment se pencher sur deux propositions de la Commission européenne : celle d'interdire les achats d'or à la Russie pour aligner les sanctions de l'UE sur celles de ses partenaires du G7, et celle d'inscrire de nouvelles personnalités russes sur la liste noire de l'UE. Moscou "doit continuer à payer le prix fort pour son agression", a insisté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Relations compliquées entre Kiev et Ottawa. Volodymyr Zelensky a par ailleurs de nouveau critiqué dimanche la décision canadienne, prise la semaine dernière, de permettre le retour en Europe de turbines réparées au Canada et destinées au gazoduc russe Nord Stream. Pour lui, cette décision viole le régime de sanctions votées par les Occidentaux. "C'est une question de respect. S'il y a une violation maintenant, cela ne tardera pas avant qu'il y en ait d'autres", a fustigé le président, accusant par ailleurs la Russie de pratiquer un chantage au gaz.
Fin de trêve pour Moscou. La Russie a annoncé samedi avoir officiellement mis fin à la "pause opérationnelle" de son armée décrétée il y a huit jours. Aussitôt dit, aussitôt actée : les bombardements ont repris de plus bel contre des infrastructures civiles dans le Donbass, dont le contrôle total est le principal objectif à court terme de Moscou. Parmi les villes touchées, Mykolaïv ou encore Kharkiv.
Liberté d'expression malmenée. En Russie, la journaliste russe Marina Ovsiannikova, devenue célèbre après son irruption en direct à la télévision avec une pancarte critiquant l'offensive de Moscou en Ukraine, a été interpellée dimanche... avant d'être relâchée, ont indiqué son entourage et son avocat. Aucune déclaration officielle n'a été faite sur les raisons de son arrestation. Mais celle-ci intervient quelques jours après qu'elle a brandi, seule, une pancarte critiquant l'intervention militaire en Ukraine, près du Kremlin.
La santé de Poutine. Le chef d'état-major des armées britanniques, l'amiral Tony Radakin, s'est inscrit en faux contre des rumeurs concernant la santé de Vladimir Poutine. "Je pense ...
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