Il va leur falloir un plan B. Sortie blessée au quart d'heure de jeu contre la Belgique (2-1), jeudi 14 juillet, Marie-Antoinette Katoto ne rejouera plus avant la fin de l'Euro. Les examens, passés en urgence le lendemain, ont révélé une entorse du genou droit avec lésion du ligament croisé antérieur et ménisque fissuré. Le degré de gravité de sa blessure l'a poussée, en accord avec le staff tricolore, a déclaré forfait pour le reste du tournoi. Un "coup de massue" sur la tête des Bleues, qui vont devoir faire sans leur buteuse, "naturellement devenue l'attaquante numéro 1 de l'équipe de France", selon Corinne Diacre.
"C'est sûr que la perdre serait difficile pour nous", avait reconnu la capitaine Wendie Renard, à l'issue de la victoire face aux Red Flames, alors qu'elle et ses partenaires étaient suspendues au bulletin médical de "MAK9". "Elle a un profil de jeu qui est important pour nous. Dos au but, elle est capable de conserver les ballons, de par sa qualité technique et son gabarit dans la surface." Sans la chasseuse de buts parisienne (26 réalisations en 32 sélections), qui alliait toutes les qualités recherchées chez une 9 moderne, le secteur offensif va devoir être remanié. Il va falloir lui trouver, non pas une remplaçante, mais une alternative, alors que se profile le quart de finale, le 23 juillet, face au 2e du Groupe C (a priori les Pays-Bas ou la Suède).
S'il aurait dû servir à faire tourner et souffler les titulaires, le troisième et dernier match face à l'Islande, lundi 18 juillet (dès 20h50, en direct sur TF1 et en live commenté sur TF1info), devrait donner des indications sur la façon dont la sélectionneuse compte réorganiser sa ligne d'attaque en vue de ce rendez-vous capital. Ne pouvant faire appel à un renfort, à l'exception d'une gardienne "en cas de blessure ou de maladie grave", "Coco" va devoir combler le vide laissé par Marie-Antoinette Katoto (16 buts lors de ses 15 derniers matchs, tous démarrés comme titulaire) avec les joueuses qu'elle a sous la main.
Celle dont le nom vient tout de suite à l'esprit est Ouleymata Sarr. Invitée surprise de la liste de Corinne Diacre, la buteuse du Paris FC a justement été retenue pour endosser ce rôle de doublure. Une tâche qu'elle a assumée par deux fois depuis le coup d'envoi de l'Euro. Entrée à la 77e minute face aux Azzurre (5-1), la seule autre numéro 9 du banc a suppléé la joueuse du PSG au pied levé, dès le quart d'heure de jeu, contre la Belgique. Deux bouts de matchs lors desquels elle n'a pas suffisamment pris la lumière, se montrant trop imprécise dans la finition (4 tirs, 1 cadré). "'Ouley' a fait une bonne rentrée, elle s'est battue, elle a fait des courses et eu des occasions. Elle n'a pas été en réussite, mais je lui tire mon chapeau, car rentrer dans un match comme ça n'est jamais simple, a souligné la sélectionneuse tricolore. Elle y a mis du cœur et pour nous, c'est important."
Mais a-t-elle la carrure pour assumer une place de titulaire ? C'est l'incertitude que devra lever la native de Cabrai, auteure d'un doublé contre le Cameroun (4-0) durant la préparation, si elle venait à être positionnée à la pointe de l'attaque des Bleues. "Il y a un groupe de qualité, beaucoup d'attaquantes. C'est la coach qui fera les choix, mais moi je suis prête à toute éventualité", a assuré l'attaquante de 26 ans (19 sélections, 5 buts), rappelée il y a peu en équipe de France, après deux années jonchées par les blessures. "Si j'ai du temps de jeu, je serai contente. Je fe...
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