«Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité.» (Extrait du Serment d'Hippocrate)
On les a longtemps considérés comme des monstres, perdus pour leurs proches et la société, en incapacité d'être soignés. Mais, depuis la loi du 17 juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs, les auteurs de violences à caractère sexuel se voient généralement soumis à incitation aux soins lors de leur éventuelle détention et d'une injonction de soins d'une durée d'environ cinq à dix ans seule ou après leur sortie de prison.
La grande majorité d'entre eux sont suivis durant de longues années par un ou une psychiatre au fait des thématiques des violences sexuelles. Une prise en charge ardue qui oblige les professionnels à penser l'auteur de violences sexuelles dans sa globalité car le fait est là: ceux qui passent à l'acte sont le plus souvent des Messieurs (et Mesdames) Tout-le-Monde, parfois fragilisés par des traumatismes, parfois atteints de troubles de la personnalité.
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Il n'est pas question de justifier leurs actes, mais de les comprendre dans leur singularité afin d'éviter le risque de récidive. «Les auteurs de violences sexuelles forment une catégorie extrêmement polymorphe. Leurs profils sont très divers, selon le type de passage à l'acte, les victimes, leur âge…», explique la Dre Margaux Gui...
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