Pas (encore) K.O ? La Norvège a été étrillée lundi 11 juillet par l'Angleterre (8-0) - concédant la plus large défaite de l'histoire de l'Euro -, après une entrée en matière pourtant convaincante (victoire 4-1 contre l'Irlande du Nord). Quelques jours après cette soirée cauchemar, les joueuses de Martin Sjögren veulent relever la tête et aller de l'avant. Cela passe par un succès - obligatoire pour se qualifier pour les quarts de finale - ce vendredi contre l'Autriche (21h00, en direct sur TMC). "Demain (vendredi), il ne s'agit que d'une chose : montrer notre vrai visage, une éthique de travail. C'est simple : il faut montrer un tout autre visage, être prêtes mentalement et physiquement", a appelé l'attaquante star, Ada Hegerberg, en conférence de presse. "Il faut hausser notre niveau, il n'y a aucune autre possibilité. On doit donner tout ce qu'on a".
Rien ne sera simple, néanmoins, contre des Autrichiennes en ballotage favorable dans le groupe A : après leur victoire contre l'Irlande du Nord, elles ont pris la deuxième place, avec le même nombre de points (3) mais une bien meilleure différence de buts (1 contre -5) que leurs adversaires de vendredi soir. Conséquence directe, les coéquipières de Katharina Schiechtl, buteuse lors du dernier match, n'ont besoin que d'un nul pour avancer au prochain tour. La victoire est donc obligatoire pour les Norvégiennes pour, pendant un match au moins, rêver encore. Une tâche qui s'annonce ardue contre une équipe qui devrait être regroupée assez bas. "Pour être honnête, on ne pense même pas aux quarts de finale pour le moment. Il faut jouer ce match comme si c'était le tout dernier. Il faut montrer une belle attitude", affirme Hegerberg.
Montrer un tout autre comportement que celui face à l'Angleterre
Ada Hegerberg
L'attaquante lyonnaise, de retour en sélection après plusieurs années de brouille avec sa fédération, a, elle aussi, beaucoup à prouver. En deux rencontres, elle n'a toujours pas trouvé le chemin des filets. Pire, elle a traversé la rencontre contre l'Angleterre tel un fantôme, certes pas aidée par ses coéquipières en énorme difficulté.
Quoi qu'il en soit, pour la première Ballon d'or féminin de l'histoire, le plus important est d'abord et avant tout de réagir sur le plan de l'état d'esprit. "On a une très grande responsabilité de montrer un tout autre comportement que celui face à l'Angleterre. Nous sommes préparées à ça. C'est notre seule option. Il faut rebondir, élever le niveau, se faire confiance et montrer beaucoup plus de courage lors de ce match", lance-t-elle. Les Scandinaves n'ont, de toute façon, pas le choix pour continuer à rêver d'une troisième couronne continentale, après celles de 1987 et 1993.
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