L'heureux paradoxe de Daniel Mordzinski

Juan Carlos Galindo - El País - 15/07
Le photographe d'écrivains passe en revue dans une exposition à Gijón l'univers littéraire particulier créé à travers ses images

Daniel Mordzinski (Buenos Aires, 62 ans) est de passage à Gijón ces jours-ci entre paradoxe et rêve réalisé. Ce photographe d'écrivains, lecteur avant tout, est l'un des protagonistes de la 35e édition de la Black Week, un festival qui a été, à l'instar des différents lieux du Hay Festival ou de l'Amérique centrale, son traditionnel "terrain de jeu". Mais voilà, à cette occasion, il est représenté. Et pas du tout, mais à travers une sélection de son propre travail, plus de 40 ans à chercher en images l'âme des protagonistes de l'univers littéraire, un exercice qui prend forme dans l'exposition Gijón-mar de Letras, organisée par le Fondation municipale de la culture de Gijón. 450 photographies réparties sur 600 mètres : Isabel Allende, Gabriel García Márquez, Marta Sanz, Ángel González, Ida Vitale ou encore Jorge Luis Borges, celui avec qui tout a commencé en 1978.

« J'ai deviné mon propre Aleph. Borges m'a montré que l'infini se dessine dans les mots...
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