VTC et taxis au Maroc: une affaire qui ne roule pas

Salma El Bourkadi - Slate FR - 07/07
Les autorités marocaines laissent les plateformes de transport opérer dans le pays, alors même que les exploitants de taxi doivent recevoir un agrément pour exercer.

Au moment où dans plusieurs pays dits «du Nord» se développe un mouvement d'opposition à l'«ubérisation» (innovation technologique devenue aujourd'hui synonyme de précarisation de l'emploi), les plateformes numériques de transport et de livraison à l'origine de ce phénomène se multiplient dans les pays dits «du Sud». Avec certaines spécificités dues à l'état du développement de ces économies, comme le montrent le cas de l'Afrique du Nord en général, et celui du Maroc en particulier.

Dans un article pour l'Observatoire marocain de la souveraineté numérique, publié le 17 février, nous dressions un bref état des lieux de l'histoire des plateformes de transport au Maroc. En 2015, le géant américain Uber s'installe dans le pays, mais le quitte au bout de trois ans en raison des nombreuses résistances syndicales et juridiques auxquelles il est confronté. Un départ qui, en réalité, n'est pas définitif puisque, en 2019, Uber achète la plateforme émiratie Careem, qui opère au Maroc depuis 2015.

Depuis, on a assisté dans le pays au lancement d'autres plateformes de véhicules de transport avec chauffeur (VTC), qu'elles soient nationales...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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