Des nouvelles ont été ajoutées en tête de listes.
Remontez pour les voir.
Inscription à la newsletter
Les algues toxiques peuvent devenir des vices cachés
LCI -
07/07
La présence saisonnière d'algues toxiques sur la côte représente un défaut pour les maisons proches.
Il doit être signalé avant une vente immobilière.
La présence saisonnière d'algues toxiques sur la côte représente un défaut pour les maisons proches.
Il doit être signalé avant une vente immobilière.
Acheter une merveilleuse maison ensoleillée, avec un salon donnant sur les courbes des vagues et un escalier gravé dans les falaises menant à la plage fait rêver n’importe qui. Méfiez-vous toutefois du code de l’urbanisme, de plus en plus strict, qui empêche les mairies d’accepter des constructions à moins de 100 mètres de la côte pour se prémunir de la montée des eaux et des tempêtes. Certains éléments, charriés par l’océan, peuvent également transformer ce rêve en cauchemar. La Cour de cassation vient en effet d’admettre que la présence d’algues toxiques autour du bien représente des vices cachés.
L'acquéreur d'une maison, située à cent mètres d'une plage, se rend rapidement compte que des sargasses s’y échouent. Elles émettent des gaz toxiques en se décomposant. Il saisit alors la justice en arguant que le phénomène n’est pas permanent. Il estime que le vendeur aurait dû le mentionner lors de la vente de la maison.
"Non seulement il s'agit d'un défaut caché dont le vendeur avait connaissance, mais de plus il s'agit d'un dol, d'une tromperie, puisque le vendeur a passé sous silence ce phénomène alors que l'acquéreur s'en était inquiété, indiquant avoir des problèmes respiratoires", soutient le nouveau propriétaire.
Lire aussi
Querelle de voisinage : impossible de faire condamner quelqu’un par anticipation
Le propriétaire d’une partie d’un lotissement a 30 ans pour demander une démolition
Défaut rendant la maison impropre
Il suffit, selon la loi, que ce défaut rende la maison impropre à l'usage auquel son acquéreur la destinait ou qu'il diminue tellement cet usage qu'il ne l’aurait pas acquise ou qu'il n’en aurait donné qu’un moindre prix, s’il l'avait connu. La Cour de cassation confirme que chacun de ces deux fondements juridiques est susceptible d'entraîner l'annulation de cette vente. "Il est sans importance que ce phénomène soit naturel ou extérieur au bien vendu car la loi ne fait pas de telles distinctions concernant les vices cachés", observent les juges qui donnent raison à l’acquéreur.
Geoffrey Lopes
Sur lemême thème
Tags
#Achat et location (marché immobilier)
#Investissement immobilier
#Justice
Topics
Vos droits
Articles
Immobilier : attention aux clauses abusives sur les contrats de construction
La justice considère la prestation de compensation du handicap comme un revenu de l'aidant
Un mandat de vente n’oblige pas le vendeur à se séparer de son bien
Nom de famille : il est désormais plus facile d'en changer
Changer son nom de famille : c’est plus simple dès le 1er juillet
Un cadre salarié n’est pas responsable de la faillite de son entreprise
Un copropriétaire est d’office mandaté par son conjoint
Dénigrer votre patron lui donne le droit de vous licencier
Payer un loyer ou une facture prouve que vous la devez
L'entrepreneur assume les risques pendant la construction
Un surendettement peut engendrer une perte de son logement
La vente d'une partie commune peut se faire sans l'accord de tous les copropriétaires
Voir plus
ToutTF1 Info
Les + lusDernière minuteTendance
1
Orque morte dans la Seine : une balle d'arme à feu retrouvée à la base de son crâne
Publié hier à 14h44
2
Chèques-vacances : ces endroits où on ne pense pas forcément à les utiliser
Publié hier à 10... [Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...
🍪
Le modèle économique de notre site repose sur l'affichage de publicités personnalisées basées sur l'utilisation de cookies publicitaires. En continuant votre visite sur notre site, vous consentez à l'utilisation de ces cookies.
Politique de confidentialité