Descendant des chamans et des chuchoteurs fantômes

New York Times - 06/07
Dans ses premiers mémoires, Ingrid Rojas Contreras convoque des histoires de vivants et de morts pour relier ses propres expériences à celles de ses ancêtres colombiens.

L'HOMME QUI POUVAIT DEPLACER LES NUAGES : A Memoir, par Ingrid Rojas Contreras

En 2012, Ingrid Rojas Contreras s'est rendue dans la ville natale de sa mère, Ocaña, en Colombie, pour exhumer le corps de son grand-père Nono à la demande de plusieurs esprits qui, selon des membres de la famille, leur étaient apparus dans des rêves. En recherchant ses ancêtres là-bas, elle a ramassé un livre si vieux qu'il s'est désintégré dans ses mains, ne laissant que de la poussière. "C'est comme si j'avais vu l'histoire s'effacer", a-t-elle désespéré, en réfléchissant à sa chasse ratée aux documents familiaux. Sa mère lui rit au nez. "Qui pensez-vous que nous sommes," se moqua-t-elle, "le genre de personnes à être dans le dossier public?"

Donc, pour compléter «L'homme qui pouvait déplacer les nuages» – ses premiers mémoires, après son premier roman, «Fruit of the Drunken Tree», en 2018 – Rojas Contreras s'appuie plutôt sur l'histo...
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