Début juin, plus de trois mois après le début de la guerre en Ukraine, le Parlement européen a fini par fermer ses portes aux lobbies russes, suivi plus récemment du Conseil de l'Union et de la Commission européenne. Les représentants de Lukoil, Gazprom et de toute société ayant son siège en Russie y sont désormais persona non grata, et ce même en étant inscrits dans le registre de transparence tenu par ces trois institutions européennes.
L'inscription dans ce registre permet aux lobbyistes et ONG présents à Bruxelles de se faire accréditer pour entrer au Parlement européen ou d'être reçus par les membres haut placés de la Commission, l'institution qui propose les lois votées par les eurodéputés et les représentants des États membres réunis au Conseil. Cette mesure, d'abord annoncée par la présidente du Parlement, Roberta Metsola, s'ajoute à celle prise par les Vingt-Sept, dans le cadre du sixième paquet de sanctions, qui interdit désormais aux cabinets européens de conseil de travailler pour ...
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