Adoption de la loi sécurité globale: «Des changements purement cosmétiques»

Victor Lefebvre. Sputnik France - Sputnik - 16/04
L’Assemblée nationale a définitivement adopté la proposition de loi «sécurité globale» ce jeudi 15 avril en séance. Tous deux remontés contre le contenu du texte, le...
«À l’heure où la haine antiflic et le “police bashing” sont quasiment constants dans notre espace médiatique quotidien, je crains que l’arsenal législatif ne protège pas suffisamment les policiers qui sont exposés tous les jours à des attaques au mortier, au cocktail Molotov ou qui sont pris dans des guets-apens», réagit Stanislas Gaudon au micro de Sputnik.

Alors que la loi «sécurité globale» a été adoptée ce jeudi 15 avril à l’Assemblée nationale, par 75 voix pour et 33 contre, le secrétaire général du syndicat Alliance police nationale dénonce les «insuffisances» du texte voté dans l’hémicycle. Sous l’insistance du gouvernement, le fameux article 24 a notamment été réécrit. Il ne s’agit pas, désormais, de pénalisation de la diffusion de «l’image du visage ou tout autre élément d’identification» d’un policier ou d’un gendarme en intervention, mais de pénalisation de la «provocation à l’identification». Si la formulation reste assez vague, à tel point que les socialistes misent sur une motion de censure de la part du Conseil constitutionnel, le délit encouru, lui, ne souffre aucune ambiguïté. Quiconque se risquerait à diffuser des vidéos de policiers ou de gendarmes «dans le but manifeste» de porter «atteinte à leur intégrité physique ou psychique» s’expose ainsi à «cinq ans d’emprisonnement et à 75.000 euros d’amende»....
[Courte citation de 8% de l'article original]

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