Il y a quelques semaines, je discutais avec une amie de nos activités préférées quand nous étions petites. Je lui disais qu'en maternelle, je passais le plus clair de mon temps à jouer aux petites voitures. En primaire, j'avais quelques amies filles avec qui je m'entendais très bien, mais j'aimais surtout défier les garçons sur les jeux à grimper. C'était à qui ferait la plus belle figure avec la tête en bas sans tomber ni se casser le poignet –ce qui m'a valu de m'en briser un. J'adorais aussi grimper aux arbres, courir, faire du vélo, jouer au foot et au basket avec mon père et marcher sur des échasses.
En grandissant, je suis devenue moins casse-cou, mais je me suis découvert une autre passion grâce à mon frère: les jeux vidéo. J'y passais littéralement des heures et même si à l'époque du collège j'avais pas mal d'amis (surtout des garçons), je n'avais qu'une hâte après les cours: rentrer chez moi pour jouer en ligne sur l'ordinateur ou écouter de la musique sur internet. Je faisais assez peu attention à ma manière de m'habiller par rapport aux autres filles de mon âge, mais je me sentais bien.
Ce qui est drôle, c'est que mon amie avait pratiquement les mêmes goûts que moi quand elle était petite, alors que l'une comme l'autre, nous pensions être un peu uniques en notre genre. Un peu en marge, même.
Une fois rentrée chez moi, j'ai cherché par curiosité la définition donnée à «tomboy». L'expression serait apparue au XVIe siècle, désignant d'abord une «femme préso...
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