DIRECT. Législatives 2022 : posez vos questions au sondeur Mathieu Gallard, au lendemain du second tour

Pauline Lecouvé - France Info - 20/06

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #LEGISLATIVES

18h32 : C'est la fin de ce tchat avec Mathieu Gallard, directeur d'études à l'institut Ipsos. Merci à vous pour vos questions et à lui pour son éclairage. Vous pouvez retrouver l'ensemble de ses réponses par ici.

18h35 : A court terme, c'est possible. Les partis comme les dirigeants politiques ne sont pas du tout habitués à nouer des coalitions en cas de majorité relative. A plus long terme, si cette situation devait se reproduire après une éventuelle dissolution, ils seraient obligés de s'y adapter. C'est par exemple ce qu'il s'est passé en Espagne entre 2015 et 2019, ou après une première phase de fortes réticences, les deux grands partis traditionnels ont dû accepter de gouverner en s'appuyant sur des petits partis émergents. Plus globalement, dans un système démocratique, c'est aux partis de s'adapter au vote des citoyens, et non l'inverse.

18h30 : Va-t-on tout droit vers une France ingouvernable ?

18h32 : C'est certain qu'Emmanuel Macron va tenter d'exploiter toutes les fissures qui pourraient apparaître au sein de la Nupes, afin de rallier à lui les écologistes et les socialistes. Ça lui permettrait, en gouvernant alternativement tantôt avec certains députés LR modérés et tantôt avec le centre-gauche, de poursuivre sa stratégie de "et de droite et de gauche" de 2017. La difficulté, c'est que les nouveaux députés PS et EELV savent très bien que l'électorat qui vient de les porter à l'Assemblée est très anti-Macron et qu'ils prendraient un risque énorme en s'alliant avec lui.

18h32 : On parle uniquement des possibilités de gouvernance à droite. Or, entre le refus de Jacob et le faible réservoirs de défections individuelles possibles, Macron ne pourrait-il pas se tourner vers le PS et EELV ? La ...
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