Mardi 13 avril, le président de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) – alliance regroupant les anciens groupes armés indépendantistes et nationalistes, touareg et arabes –, Sidi Brahim Ould Sidati, a été tué par balles à Bamako par plusieurs individus. Feu Ould Sidati était à la tête de la délégation de la CMA, lors de la signature de l’Accord de paix et de réconciliation, le 20 juin 2015 à Alger, qu’il avait lui-même paraphé.
Dans une déclaration à Jeune Afrique, l’ex-chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Bamako, Mohamed Saleh Annadif, a affirmé que «Sidi Brahim Ould Sidati faisait partie de ces Maliens qui croient et œuvrent réellement pour la paix et l’unité du Mali». «Au sein des mouvements signataires de l’accord d’Alger, il était toujours à la recherche du consensus pour rendre le processus de paix irréversible», a-t-il ajouté.
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— Kamal Louadj (@LouadjSputnikFR) April 15, 2021
Intervenant quelques semaines après le sommet de la 42e session du comité de suivi de l'accord de paix d’Alger, tenu le 11 février pour la première fois à Kidal, dans le nord du Mali, regroupant toutes les parties en conflit dans ce pays sous la présidence du ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, ce crime pose plus d’une question sur ses tenants et ses aboutissants.
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