Législatives : en cas de duel RN/Nupes au second tour, le dilemme de LaREM

LCI - 13/06
[VIDÉO] - Au soir du premier tour des élections législatives, La République en marche a indiqué qu'elle ne donnerait pas de consigne nationale au second tour mais "au cas par cas" dans les circonscriptions où s'affronteront des candidats du Rassemblement national et de la Nupes. "Ce sera en fonction de la personnalité de la Nupes qui est qualifiée, notamment si c'est quelqu'un qui a les valeurs de la République", a précisé le parti. La Première ministre Elisabeth Borne a toutefois rappelé que la ligne était de ne pas donner "une voix à l'extrême droite".

Au soir du premier tour des élections législatives, La République en marche a indiqué qu'elle ne donnerait pas de consigne nationale au second tour mais "au cas par cas" dans les circonscriptions où s'affronteront des candidats du Rassemblement national et de la Nupes.
"Ce sera en fonction de la personnalité de la Nupes qui est qualifiée, notamment si c'est quelqu'un qui a les valeurs de la République", a précisé le parti.
La Première ministre Elisabeth Borne a toutefois rappelé que la ligne était de ne pas donner "une voix à l'extrême droite".

"L’extrême gauche est un danger aussi important que l’extrême droite", a déclaré l'ancien ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer à l'issue de son élimination au premier tour des élections législatives. Est-ce pour cette raison que le camp de la majorité présidentielle refuse de donner une consigne de vote pour le second tour, en cas de duels entre des candidats Nupes et Rassemblement national ? La République en marche a indiqué ce dimanche que les consignes seraient données "au cas par cas" dans les circonscriptions concernées.

"C'est le Front républicain, contre les extrêmes", a expliqué le parti présidentiel, en faisant valoir que "certains candidats de la Nupes sont extrêmes : ce sera en fonction de la personnalité de la Nupes qui est qualifiée, notamment si c'est quelqu'un qui a les valeurs de la République". "Mais nous ne soutiendrons aucun candidat RN", a indiqué LaREM auprès de l'AFP.

Sur TF1, le ministre de l'Action et des Comptes publics Gabriel Attal a déclaré qu'il faudrait attendre "de voir les cas de figure qui vont se présenter ou pas. (…) On a toujours été très clairs sur notre position aux extrêmes et notamment au Rassemblement national. On verra quelles sont les situations locales qui se présentent, quels sont les candidats qui sont en place, et il y aura des positions qui seront prises localement". 

Je crois que ce sont des débats locaux et ce n’est pas, ce soir, un enjeu national."

Olivia Grégoire

Sur France 2, la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire a estimé qu'il s'agissait d'"une question qui concerne très peu de circonscriptions. Je veux bien qu’on tire des généralités sur 2, 3, peut-être une dizaine de circonscriptions. Je crois que ce sont des débats locaux et ce n’est pas, ce soir, un enjeu national". 

En revanche, le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes Clément Beaune, en ballotage défavorable dans sa circonscription, a pris des distances avec cette position officielle. "Je n’ai jamais mis de signe égal entre la Nupes et le Rassemblement national", a-t-il assuré sur BFMTV. "Je l’ai dit plusieurs fois clairement, si dans ma vie politique le cas se présentait à moi, je serais très clair sur qui je vote."

"Pas une seule voix ne doit aller au Rassemblement national et aux candidats d’extrême droite", "partout nous appelons à faire battre le RN", a également assuré Maud Bregeon, candidate de la majorité présidentielle dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine et porte-parole de La République en marche (LaREM). "Il y aura évidemment des débats locaux, pour autant, la porte-parole de LaREM que je suis vous dit que partout nous appelons à faire battre les candidats d’extrême droite", a-t-elle déclaré sur BFMTV.

Ecologistes et communistes regrettent la position de LaREM

Cette consigne a été très critiquée par les membres de l'alliance de gauche, notamment les communistes et les écologistes qui avaient clairement appelé à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle. "Les écologistes se sont massivement mobilisés pour faire battre Le Pen à la présidentielle. Entendre Olivia Grégoire et Gabriel Attal refuser de donner une indication de vote en cas de duel Nupes-RN est absolument scandaleux", a abondé Yannick Jadot (EELV).

"J’entends dire qu'Elisabeth Borne refuserait d’appeler au barrage républicain face à l’extrê...
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