Notre espèce est acclimatée à un monde placé sous le joug d'une gravité constante – en l'occurrence, une force d'accélération omniprésente née de l'attraction terrestre (l'unité de pesanteur terrestre, notée g, valant 9,81 m/s2). Il existe toutefois des circonstances où notre corps est soumis à plus fort que la gravité terrestre classique… C'est là encore une affaire d'accélération.
En aéronautique ou dans l'automobile, les spécialistes se réfèrent au G (pour Gravitationnel), ou facteur de charge, comme unité d'accélération. Et ses effets peuvent être redoutables. En tant qu'enfants apprenant à marcher, nous découvrons très vite qu'un faux pas finira par entraîner un douloureux impact avec le sol dû, précisément, à la gravité. Quand nous montons dans un avion, sans aller jusqu'au crash cette fois, tout ce que nous avons appris sur la gravité et avec quoi nous sommes habitués change brutalement. Il n'est qu'à voir les dernières circonvolutions aériennes de Pete « Maverick » Mitchell dans le dernier Top Gun pour s'en convaincre.
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Le vol consiste en effet à vaincre la gravité pour s'élever dans les airs, et la vitesse y est essentielle. Toute manœuvre aéronautique peut dès lors exposer notre corps à des accélérations importantes, avec des répercussions notables tant sur le plan cardiovasculaire que cérébral ou encore articulaire. Certains avions sont ainsi capables d'atteindre 12G, avec des vitesses de montée en accélération supérieures à 15 G/s !
De tels chiffres sont bien sûr des extrêmes. En r...
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