Et si Johnny Depp avait plus d’avenir derrière un micro que sur un écran de cinéma ?

LCI - 10/06
[VIDÉO] - Après sa victoire judiciaire face à Amber Heard, Johnny Depp s’offre du bon temps sur scène avec le guitariste anglais Jeff Beck. Une collaboration qui a donné naissance à un album qu’on découvrira en juillet prochain. S’il n’est pas encore réconcilié avec le milieu du cinéma, l’acteur peut compter sur sa première passion pour relancer sa carrière.

Après sa victoire judiciaire face à Amber Heard, Johnny Depp s’offre du bon temps sur scène avec le guitariste anglais Jeff Beck.
Une collaboration qui a donné naissance à un album qu’on découvrira en juillet prochain.
S’il n’est pas encore réconcilié avec le milieu du cinéma, l’acteur peut compter sur sa première passion pour relancer sa carrière.

Les (vrais) fans de Johnny Depp le savent : leur idole a toujours rêvé d’être rock star. Le voir aujourd’hui partager la scène avec le Britannique Jeff Beck, avant la publication d’un album commun en juillet prochain, n’a donc rien de surprenant. C’est même un retour aux sources, tardif mais touchant pour celui qui a fêté jeudi ses 59 ans. "La guitare m’a fait oublier la puberté", expliquait-il en septembre dernier au Festival de Deauville. 

Bouleversé par Astral Weeks, l’album culte de Van Morrison que son grand-frère lui a fait découvrir dans sa chambre d’ado, Johnny Depp débarque à Los Angeles avec son groupe de rock au début des années 1980, des rêves de décibels plein la tête. Si un certain Nicolas Cage ne lui avait pas suggéré de rencontrer son agent, peut-être ne serait-il jamais devenu Jack Sparrow. Mais le destin en a décidé autrement. Quatre décennies plus tard, la musique sera-t-elle sa planche de salut ? 

Depuis sa victoire judiciaire face à Amber Heard, beaucoup d’observateurs s’interrogent sur sa capacité à redevenir un acteur de premier plan. S’il doit tourner cet été en France sous la direction de Maiwenn dans Jeanne du Barry, l’industrie hollywoodienne n’est pas encore prête à lui rouvrir les bras. Car si les accusations d’Amber Heard l’ont sans doute privé d’un sixième volet de la saga Pirates des Caraïbes, la méfiance des studios était bien antérieure.

Un autre procès en juillet prochain

Consommation de drogue et d’alcool, retards répétés sur les plateaux, incapacité à réciter ses dialogues sans l’aide d’une oreillette… "Son étoile brillait moins qu’auparavant", a expliqué durant le procès son ex-agent, Tracey Jacobs. "Ça devenait de plus en plus difficile de lui trouver du boulot parce que les gens étaient réticents à faire appel à lui". Pour décrocher leur téléphone, certains producteurs attendront peut-être le verdict d’un autre procès.

Le 25 juillet prochain, un tribunal de Los Angeles examinera en effet la plainte de Gregg "Rocky" Brooks, un responsable de plateau qui accuse Johnny Depp de l’avoir frappé à deux reprises, sur le tournage du film City of Lies à Los Angeles 2017. D’après lui, l’acteur n’aurait pas supporté qu’il lui demande de se dépêcher de refaire une prise, sous peine de dépasser les délais autorisés. "Je n’en ai rien à f…. de toi, tu n’as pas d’ordres à me donner !", lui aurait hurlé la star "qui puait l’alcool", avant de lui porter deux coups à la cage thoracique.

Il y a plein d’opportunités sur le circuit indépendant. Il pourrait se faire dans les 15 millions de dollars par an en tournant ce genre de films

Un agent cité par "The Hollywood Reporter"

Dans la presse professionnelle, le cas Johnny Depp divise. Un ancien cadre de Disney, cité par People, affirme que la firme aux grandes oreilles aurait tort de ne pas réfléchir à un nouvel épisode de Pirates des Caraïbes, après avoir envisagé un reboot sans Jack Sparrow. "Il y a trop de potentiel au box-office pour ce personnage qui fait partie d’intégrante de la culture Disney", explique-t-il. Chez Mickey, c'est silence radio pour le moment.

Un agent interrogé par The Hollywood Reporter estime qu’en attendant de retrouver la confiance des majors, l’acteur pourrait se refaire sur des projets plus modestes à la manière de Nicolas Cage ou Mel Gibson qui enchainent les séries B à petits budgets. "Il y a plein d’opportunités sur le circuit indépendant. Il pourrait se faire dans les 15 millions de dollars par an en tournant...
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