Législatives : 5 questions pour tout comprendre au scrutin

LCI - 10/06
[VIDÉO] - Le premier tour des élections législatives se tient ce dimanche 12 juin. Malgré son importance, les enjeux du scrutin restent peu connus, ce qui se ressent dans le taux d'abstention, de plus en plus élevé à en croire les sondages. Retour en cinq points de ce que vous devez savoir.

Le premier tour des élections législatives se tient ce dimanche 12 juin.
Malgré son importance, les enjeux du scrutin restent peu connus, ce qui se ressent dans le taux d'abstention, de plus en plus élevé à en croire les sondages.
Retour en cinq points de ce que vous devez savoir.

Retour aux urnes. Sept semaines après le deuxième tour de la présidentielle et la réélection d'Emmanuel Macron, les Français sont à nouveau appelés à voter, cette fois pour les législatives. Pour la plupart des électeurs, le premier tour se tient dimanche 12 juin. L'entre-deux-tours ne durera ensuite qu'une semaine, avant le second tour prévu le 19 juin. 

À quoi ces élections servent-elles vraiment ? Comment fonctionnent-elles ? Quel rôle l'abstention pourrait-elle jouer ? Tour d'horizon de ces questions - et d'autres - que vous vous posez peut-être.  

À quoi servent les élections législatives ?

Les élections législatives servent à élire les députés qui siègeront ensuite à l'Assemblée nationale pour un mandat de cinq ans. Ces parlementaires représentent à la fois leur circonscription, où ils passent une partie de leur temps, mais sont aussi des représentants de la nation toute entière. À ce titre, ils ont le rôle de voter les lois et de contrôler l'action du gouvernement. Pour cela, ils se rendent aussi dans l'hémicycle, à Paris.

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Quel est le mode de scrutin ?

Les élections législatives se distinguent des élections présidentielles par un mode de scrutin différent. Pour les législatives, la France est divisée en 577 circonscriptions. Dans chacune d'entre elles, des candidats distincts représentant généralement l'ensemble des forces politiques, s'affrontent dans un scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Bien qu'appliqué à toutes les élections législatives depuis le début de la Ve République, à l'exception de celles de 1986, ce mode de fonctionnement reste contesté, certains considérant qu'il n'est pas représentatif.

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Comment se qualifier pour le second tour ?

Tout d'abord, il n'y a pas toujours de second tour aux élections législatives. De fait, si un candidat obtient plus de 50% des suffrages exprimés et un nombre de voix au moins égal à 25% du nombre des électeurs inscrits au premier tour, il est directement élu.

Afin de se qualifier au second tour, les candidats doivent donc recueillir au moins 12,5% des voix du total des électeurs inscrits. Si un seul des candidats ou si aucun d'entre eux n'atteint ce seuil des 12,5%, ce sont les deux candidats arrivés en tête qui disputeront le second tour. À ce stade, le candidat qui obtient le plus grand nombre de voix est alors élu. En cas d'égalité, le plus âgé des candidats est élu.

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À quoi sert l'obtention d'une majorité ?

Si 15 députés d'une même force politique arrivent à l'Assemblée, ceux-ci peuvent former un groupe, leur permettant d'avoir certains pouvoirs. À partir de 289 élus, une formation politique obtient la majorité absolue. Le Premier ministre nommé par le chef de l'État doit correspondre à cette force majoritaire. 

Depuis 2002 et l'instauration du quinquennat, les élections législatives se tiennent après l'élection présidentielle, donnant généralement une majorité au locataire de l'Élysée. Dès lors, l'exécutif peut mener sa politique comme il l'entend, l'opposition n'étant pas suffisamment nombreuse pour bloquer ses projets de loi. Cette année cependant, les sondages laissent à penser que la majorité pourrait ne pas être acquise au président de la République. 

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Quel rôle peut jouer l'abstention ?

À l'image d'autres élections, l'abstention n'...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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