Chaleur, vent et sécheresse. En cette fin de semaine, tous les facteurs devraient être réunis dans le sud-est de la France pour faire monter le risque de feux de forêt à son niveau le plus haut. L'occasion pour Nicolas Martin, spécialiste des forêts méditerranéennes à l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAe d'Avignon), de nous expliquer pourquoi.
Il y a quelques jours, Météo France publiait ses prévisions pour l'été météorologique -- qui couvre exactement les mois de juin, juillet et août -- à venir. Un été qui s'annonce plus sec que la normale. Notamment sur la moitié sud du pays. Le tout après le 3e printemps le plus sec jamais enregistré en France métropolitaine. Et dans une situation de sécheresse déjà préoccupante sur certaines régions.
Avec une plus grande probabilité encore, cet été 2022 devrait être chaud. Il ne manquera alors plus que le vent pour que les trois conditions météorologiques qui influencent le plus la propagation des feux de forêt soient réunies. C'est ce qui pourrait se produire dans le sud-est de la France dès ce week-end.
Avec la chaleur et la #sécheresse persistantes au sud-est, la levée du vent d'ouest, du mistral et de la tramontane constitue une mauvaise nouvelle sur le front du risque d'#incendie de végétation Ce vent va souffler surtout jeudi, pour cesser vendredi soir. pic.twitter.com/tlIAWLhOL7
— La Chaîne Météo (@lachainemeteo) June 7, 2022
« Au départ, il faut un déclencheur. Il est généralement d'origine humaine. De la négligence, le plus souvent, comme un mégot de cigarette jeté en bordure de route », nous fait remarquer Nicolas Martin, spécialiste des forêts méditerranéennes à l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAe). Puis, il faut du vent, pour pousser les flammes. Mais entre ...
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