TRIBUNE - Désastres écologiques: reconnaître le crime d'écocide pour rendre justice

Huffpost FR - 15/04
Algues vertes, pollution aux boues rouges… Si le crime d’écocide avait été reconnu en droit français, il aurait permis aux milliers de victimes du chlordécone en Outre-mer d’obtenir réparation.
DENIS CHARLET via AFP via Getty ImagesUn agriculteur épand des pesticides sur un champ le 24 juin 2014 à Vimy près de Lens. L'interdiction en France de l'épandage de pesticides dans les zones situées à moins de 200 mètres des lieux publics ne concernait que les écoles, les crèches et les maisons de retraite, d'après une déclaration du ministre de l'Agriculture de l'époque. (Photo DENIS CHARLET/AFP via Getty Images)

Trop nombreuses sont les victimes de crimes d’écocide qui attendent que justice soit rendue pour la destruction de leur écosystème et de leur cadre de vie. Il ne serait pas honnête de ne pointer du doigt que la forêt amazonienne en feu pour faire diversion. Non, un écocide ce n’est pas que chez les autres, c’est aussi chez nous, en France et dans l’Union européenne! Les droits humains étant intimement liés à la préservation de la Nature, nous réclamons l’introduction du crime d’écocide, et non d’un simple délit dans le droit français afin de mettre un terme aux injustices sociales et écologiques qui portent atteinte à l’intégrité de nos territoires et de toutes les entités vivantes qui en dépendent.  

Toujours prompt à formuler de nouvelles injonctions éco-responsables aux citoyens, le gouvernement s’illustre par son incapacité à mettre un terme à l’impunité qui protège les agissements de gros pollueurs, responsables de dégradations substantielles compromettant nos engagements collectifs dans la course contre le changement climatique et l’extinction de la biodiversit...
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