Législatives : en déplacement dans le Tarn, Emmanuel Macron multiplie les attaques contre la Nupes

LCI - 09/06
[VIDÉO] - Le président de la République était en déplacement dans le Tarn, en premier lieu pour parler de sécurité rurale. Il a profité de sa prise de parole depuis Puycelsi pour cibler la Nupes, renvoyant dos à dos "les extrêmes". Le chef de l'Etat a enfin appelé les Français à lui accorder une claire majorité.

Le président de la République était en déplacement dans le Tarn, en premier lieu pour parler de sécurité rurale.
Il a profité de sa prise de parole depuis Puycelsi pour cibler la Nupes, renvoyant dos à dos "les extrêmes".
Le chef de l'Etat a enfin appelé les Français à lui accorder une claire majorité.

Les attaques n'ont pas manqué. À l'occasion d'un déplacement présidentiel dans le Tarn, l'Élysée avait annoncé que le chef de l'État aborderait la question de la sécurité en zone rurale. S'il en fait état au début d'une prise de paroles d'une quarantaine de minutes, Emmanuel Macron est surtout monté au front, à trois jours du premier tour des législatives et à la veille du début de la période de réserve. Multipliant les attaques, il a fustigé les "extrêmes" qui "proposent d'ajouter de la crise à la crise en revenant sur les grands choix historiques de notre Nation".

La Nupes, une alliance "de circonstance"

Renvoyant dos à dos l'extrême droite de Marine Le Pen et l'alliance de la Nupes, regroupant plusieurs formations de gauches et écologique, le chef de l'État a appelé les Français à lui accorder une "majorité forte et claire". A contrario, "rien ne serait plus dangereux d'ajouter au désordre mondial, un désordre français que proposent les extrêmes, non", a estimé le Président de la République.

Visant en particulier la Nupes, réunie autour de Jean-Luc Mélenchon et en pleine dynamique dans les sondages, le chef de l'État l'a attaquée sur le réalisme économique de son programme. "Le projet d'égalité n'est finançable que parce qu'on a la capacité de créer. Ce que propose l'extrême droite comme l'extrême gauche, c'est de revenir sur tout ce qui a permis à la France d'être plus forte et de tenir face aux crispations, revenir sur tout en étant souvent contre tout", a dénoncé le président. 

Sans la nommer, Emmanuel Macron a qualifié la Nupes d'"alliances de circonstance sur des places, des idées sacrifiées pour des postes", "des postures comme aventures". En opposition, Emmanuel Macron a présenté l'alliance Ensemble!, qui réunit les différents partis qui font campagne derrière le président, comme "de la cohérence, de la compétence et de la confiance".

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"Dès le 12 juin, il nous faut faire le choix de la cohérence, le choix solide de la clarté républicaine. Dès le 12 juin, faisons le choix de l'avenir, de la bienveillance et de l'ambition. La République nous protège, aujourd'hui, c'est à nous de la protéger et de la choisir", a-t-il déclaré.

Ces déclarations ont provoqué la fureur des oppositions. Une heure plus tard, depuis le siège parisien de LFI, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole, avertissant le président : "C'est extrêmement grave d'accuser ses opposants de fragiliser l'unité du pays", comme il l'a fait sans nommer le leader de la France insoumise ni Marine Le Pen. "La démocratie ne fragilise pas l'unité du pays, l'opposition s'oppose", a-t-il souligné.

Aurélie Loek

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