RÉSULTAT DES LÉGISLATIVES
"Une élection n'est jamais gagnée d'avance", a affirmé Olivier Dussopt, qui a assuré que les Français ne voudraient probablement pas que le pays soit bloqué pendant cinq ans. Le ministre a assuré qu'une majorité était nécessaire "pour avancer" et pour que la France continue de compter "en Europe et dans le monde". "Il ne faut pas parler de péril", a cependant souligné le ministre du Travail, "il faut aller voter dimanche et il faut donner une majorité au président".
RÉFORME DES RETRAITES
Olivier Dussopt a rencontré tous les syndicats et les organisations patronales, afin d'évoquer les "convergences et les divergences". Il a regretté que Philippe Martinez, patron de la CGT n'aille pas déjeuner avec les autres syndicats à l'Élysée, à l'invitation du Président de la République. Olivier Dussopt a jugé par ailleurs que ce déjeuner n'était pas électoraliste, à trois jours du premier tour des législatives. "Cette occasion d'une discussion est une bonne occasion", a encore défendu le ministre.
Sur le calendrier de la mise en place de la réforme des retraites, le ministre du Travail maintient une mise en place pour "l'été 2023". Il a justifié la réforme des retraites avec la nécessité d'avoir un système "plus juste", avec "un système qui protège mieux ceux qui ont des carrières pénibles, ceux qui ont des carrières longues" et qui "protège mieux de la précarité des carrières hachées". L'objectif de pouvoir financer le système a été maintenu par le ministre.
POUVOIR D'ACHAT DES RETRAITÉS
À propos de la revalorisation des pensions de retraite, Olivier Dussopt le reconnait : "C'est un rattrapage". "Nous protégeons le pouvoir d'achat des retraites", a cependant argué Olivier Dussopt, expliquant que ce rattrapage, prévu par la loi, n'aurait dû être mis en place qu'en janvier, plutôt qu'en juillet comme cela a été décidé par le gouvernement. Cela concernera cependant essentiellement le régime général.
À PROPOS DES ATTAQUES DE JEAN-LUC MÉLENCHON
Jean-Luc Mélenchon dénonce les chiffres donnés par le gouvernement. "Il dit des choses qui sont fausses", assure Olivier Dussopt, certifiant que 750.000 emplois nets ont été créés entre la période avant et après la crise sanitaire. Dénonçant des propos "outranciers", Olivier Dussopt a défendu la politique de développement de contrats d'apprentissage réalisée par le gouvernement. "C'est une formation qui marche", affirme Olivier Dussopt, qui avait été lui-même apprenti lors de ses études, "évidemment qu'on ne dit pas qu'un contrat d'apprentissage n'est pas un actif".
CRÉATION D'EMPLOIS
"Il y a eu un énorme rattrapage en 2021", a expliqué le ministre du Travail à propos du nombre de créations d'emplois qu'il explique par un plan de relance et une reprise économique très forte après la crise sanitaire. "La croissance en 2022 va être un peu moins forte", reconnaît par contre Olivier Dussopt, citant l'inflation et la guerre en Ukraine, soulignant malgré tout que la France reste dans un pronostic de croissance. "Les créations nettes d'emploi devraient continuer dans une perspective dans un premier temps de stabilité du taux de chômage", souligne encore le ministre, souhaitant par conséquent maintenir l'objectif de "plein-emploi" qui lui a été incombé.
"NOUS POUVONS ARRIVER EN TÊTE", ASSURE JORDAN BARDELLA
Le président par intérim du Rassemblement National s'est montré optimiste quant aux chances de son parti d'avoir des députés lors des prochaines législatives, dont le premier tour est dans trois jours. "Je pense que nous pouvons très nombreux à l'Assemblée nationale", a-t-il certifié ce matin sur France 2, citant les sondages qui placeraient son parti "à quelques points de la première place de ces législatives". "Je pense que nous pouvons arriver en tête et je veux dire à nos électeurs : 'Ne laissez pas les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron'", a encore appelé Jordan Bardella.
INVITÉ POLITIQUE
Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, sera l'invité de l'"Interview politique", sur LC...
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