C’est en prenant un cours de pole dance lors de l’enterrement de vie de jeune fille d’une amie que Laura Ayoub découvre cette forme de danse. À l’époque, elle en sait très peu sur cette discipline. « J’avais vu ça une fois sur les réseaux sociaux et ça avait attiré mon attention, mais ensuite j’étais passée à autre chose. » À son retour au Liban, elle commence toutefois à s’entraîner chez elle en autodidacte, puis entreprend des voyages pour assister à des ateliers dès qu’elle le peut. « Après le premier cours, je me suis sentie très investie. C’est devenu une obsession. Plus rien d’autre ne m’intéressait », confie la jeune femme, soulignant sa détermination à réussir dans ce sport. « Vous commencez à vous fixer des objectifs, des objectifs de souplesse, de parcours, des objectifs sans fin. » Peu de temps après, un ami décide d’ouvrir un studio de pole dance et lui propose un poste de formatrice. « J’ai d’abord refusé, dit-elle, parce que je n’étais pas vraiment intéressée. J’avais un emploi du temps chargé et je n’étais pas sûre de savoir comment le faire. » Elle finit par céder. « Mon envie de partager ce sport a pris le dessus et j’ai commencé à me sentir frustrée (...) Je croyais vraiment aux vertus de la pole dance. J’ai donc quitté mon emploi et j’ai commencé à enseigner. » S’en est suivie la création de Pole Fit Lebanon. Puis, le 29 mai dernier, l’organisation du premier championnat libanais de pole dance, qui s’est tenu au Projekt, un club de Jal el-Dib ayant la réputation d’être sûr et inclusif pour le plus grand nombre.
Des danseuses...
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