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Atlantico - 15/04
L’analyse des résultats électoraux dans les principales démocraties occidentales montre que depuis la pandémie les électeurs privilégient la compétence à la révolte. Mais que se passe-t-il si les compétents ne le sont pas ?

Atlantico : Aux États-Unis, en Allemagne, au Portugal ou aux Pays-Bas, les élections partielles ou nationales récentes semblent montrer une préférence pour les partis traditionnels face aux mouvements populistes. La crise sanitaire a-t-elle tendance à favoriser le choix de la stabilité plutôt que des mouvements populistes ? Qu’est ce qui pousse les électeurs à ce choix ? A quel point le phénomène est-il constatable dans les urnes ?

Christophe Boutin : Comme toute crise grave, comme toute crise générant un sentiment d’angoisse dans une population donnée, la crise sanitaire tend effectivement à conduire les membres du groupe attaqué à se rapprocher des pouvoirs en place et à être moins contestataires. On ne veut pas en effet alors surajouter au risque que représente la crise - ici donc la crise sanitaire, mais c’est valable pour bien d’autres - celui d'une crise politique qui déstabiliserait cet État qui apparaît comme un indispensable garant de cette sécurité qui, d’un coup, fait défaut. Or les votes populistes que l'on constate depuis maintenant plusieurs années tendent à placer sur le devant de la scène politique des gens qui, soit, y avaient jusque-là une place marginale, soit ne participaient même pas directement à la vie politique de leur pays. Ils n’en bénéficient donc pas.

Ce phénomène de soutien aux pouvoirs est particulièrement perceptible si l’on prend en compte le « baromètre de la confiance politique » que publient tous les ans Sciences...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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