Un peu plus d'un mois après le drame du Pont-Neuf, une semaine après celui du quai de la Mégisserie, les scénarios semblent tristement se répéter dans la capitale. Samedi 4 juin, trois policiers ont fait feu à plusieurs reprises sur un véhicule après que le conducteur a, selon eux, refusé d'obtempérer dans le XVIIIe arrondissement de Paris.
L'homme au volant a été grièvement blessé et hospitalisé comme sa passagère. Celle-ci, touchée au niveau de la tête, a succombé à ses blessures dimanche tandis que les trois policiers présents au cours de l'intervention ont été placés en garde à vue.
Ces deux policiers et cette policière, ont été auditionnés à partir de dimanche après-midi à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour "violence avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique". La mesure de garde à vue a pris fin ce mardi. Les trois fonctionnaires ont été libérés sans poursuites. TF1info fait le point sur leurs profils.
Selon nos informations, les policiers placés en garde à vue, deux hommes et une femme sont âgés de 32 et 22 ans. Ils sont tous gardiens de la paix et en poste au commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris.
Tous sont bien notés par leur hiérarchie. Ils ont fait toute leur carrière à Paris. C’est la première fois qu’ils faisaient usage de leur arme de service.
Deux enquêtes ont été ouvertes après le drame, l’une confiée à l’IGPN, la police des polices, concernant l’usage des armes. L’autre, confiée au 2e district de la police judiciaire, vise le conducteur du véhicule.
Le conducteur a été brièvement placé en garde à vue mais la mesure n'a pu se poursuivre en raison de son état de santé. Les trois policiers, eux, ont passé 48 heures en garde à vue et en sont ressortis libres à ce stade des investigations. Face aux enquêteurs, tous ont invoqué avoir agi en légitime défense.
Joint par TF1info ce mardi, Me Laurent Franck Liénard, avocat des policiers, déclare : "Après deux jours de garde à vue au cours desquels mes clients ont pleinement coopéré avec les enquêteurs, ils sortent libres de toute charge et peuvent rentrer embrasser ceux qui leur sont chers. L’enquête va se poursuivre sous une autre forme et ils donneront tous les éléments de réponse afin que la vérité se manifeste pleinement".
L'avocat ajoute : "Ils n’ont rien à cacher et démontreront leur respect des règles et la légitimité de leur action".
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