Grand angle : pourquoi l’Afrique n’a pas (encore) dit son dernier mot

Fouzia Marouf - LePoint - 04/06
PHOTO. De la foire 1-54 London à la Biennale de Dakar, l’art du portrait africain se renouvelle dans une écriture libre et contemporaine. Illustration.

Effervescence, transmission, questionnement, tels sont les maîtres mots des photographes et des artistes plasticiens qui capitalisent avec force sur le rôle du self identitaire africain, terrain fertile à la création, instillant une évidente sensibilité à la couleur au fil de leur pratique. Réunis en regards croisés sous l'impulsion de la ligne artistique de la galerie parisienne Afikaris située sur le pavé du quartier du Marais, Asiko (Nigeria), Saïdou Dicko (Burkina Faso), Nana Yaw Oduro (Ghana) et Marc Posso (Gabon), talents émergents, audacieux et originaux, offrent un voyage aussi captivant qu'intrigant à la croisée de l'Afrique francophone et anglophone.

Asiko, Oṣèré. Extrait de la série « Ase ». 2016. © Asiko

Au-delà de la déambulation convenue en place forte de foires aux renoms internationaux à Londres ou encore New York, le point d'orgue est posé : c'est la réflexion sur qui on est qui prime. S'y profilent en creux la puissance de l'héritage culturel, la présence des ancêtres et l'image des anciens, inspirées de portraitistes maliens comme les précurseurs Malick Sidibé, Seydou Keita, Mama Casset et Meissa Gaye. Imprégnée de cette filiation, cette jeune école réécrit toutefois une nouvelle esthétique.

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Au rythme de 1-54 London, le Nigérian Asiko

C'est au plus fort de l'espace ample, aux tonalités bleu Klein de la Somerset House à Londres que se déploie avec vigueur la série int...
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