Covid-19 : vers un nouveau rebond épidémique ?

LCI - 03/06
[VIDÉO] - Après deux mois de baisse, le nombre de cas de Covid-19 repart à la hausse depuis plusieurs jours. Pour les scientifiques, l'application des gestes barrières et la diffusion des sous-lignages BA.4 et BA.5 pourraient être la cause de ce rebond épidémique.

Après deux mois de baisse, le nombre de cas de Covid-19 repart à la hausse depuis plusieurs jours.
Pour les scientifiques, l'application des gestes barrières et la diffusion des sous-lignages BA.4 et BA.5 pourraient être la cause de ce rebond épidémique.

Alors que la variole du singe accapare dorénavant les autorités, faut-il craindre une nouvelle flambée épidémique de Covid-19 dans l'Hexagone ? C'est ce qu'indique Santé publique France (SPF), dans son dernier point ce vendredi 3 juin, refusant toutefois de céder à la panique. Selon l'agence, il est encore prématuré d'imaginer de graves conséquences pour le nombre de décès et d'hospitalisations.

Une moins bonne application des gestes barrières

Depuis quelques jours néanmoins, "on voit d'ores et déjà une légère augmentation (...) de la circulation virale" du coronavirus, a admis lors d'une conférence de presse Guillaume Spaccaferri, épidémiologiste chez Santé publique France, et relayé par l'AFP. Alors que le nombre de cas de Covid déclinait régulièrement depuis deux mois, la moyenne des contaminations sur sept jours est en hausse depuis lundi et s'inscrit désormais aux environs de 20.000 nouveaux cas quotidiens. Le scientifique a toutefois souligné "l'absence d'impact hospitalier", admettant qu'il était cependant trop tôt pour évaluer celui-ci.

Mais pourquoi cette reprise ? "C'est toujours délicat d'apporter une réponse avec une cause unique", a concédé Guillaume Spaccaferri, évoquant "une moins bonne application des gestes barrières" à l'approche de l'été ainsi que "l'impact de la diffusion de BA.4 et BA.5". Ces nouvelles incarnations du variant Omicron, potentiellement plus contagieuses que les précédentes, gagnent aujourd'hui du terrain en France, même si elles restent minoritaires. Moins de 1 % des nouveaux cas ont été contractés en raison de BA.4 et seulement 5 % des contaminations sont dues au BA.5, selon les derniers chiffres de SPF.

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Les épidémiologistes ont d'autres raisons pour se rassurer. À ce jour, "il n'y a pas de signal qui laisse penser que BA.4 ou BA.5 sont plus sévères que les autres lignages d'Omicron", a remarqué la scientifique Anna Maisa. En outre, les experts de Santé publique France ont noté que l'expérience de l'Afrique du Sud et du Portugal restait a priori rassurante, puisque ces deux pays n'ont pas connu de vagues massives d'hospitalisations et de décès avec l'arrivée de ces sous-lignages.

LC. avec l'AFP

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