Frieda Gerson est l’une des nouvelles voix singulières au Luxembourg. Mêlant cirque, théâtre et danse dans des spectacles hybrides, elle ne jure que par la collaboration et l’esprit de corps. En atteste sa première création d’envergure, Parasite, dévoilée au TNL.
On pourrait dire qu’elle est la petite bête (du théâtre) qui monte… Si Frieda Gerson a fêté ses 38 ans mercredi, le rendez-vous qui l’attend ce jeudi soir est aussi marqué d’une croix rouge dans le calendrier : la première de Parasite, pièce qui l’«habite» depuis des années et qu’elle a présentée au TalentLab 2019. Un premier spectacle d’envergure, à la croisée de l’étude scientifique et de l’absurde, qui se définit comme «biologique» : soit «une exploration par le corps de ce qui se passe dans le cerveau». Sous la loupe, la jeune femme (avec Baptiste Gaubert, co-auteur) étudie l’infection parasitaire et ses conséquences sur les notions de choix, de destin et d’identité, idée transmise sur scène par un trio à la folie contagieuse (Marina Monmirel, Julieta Martin et Julien Charrier).
Une proposition qui (d)étonne, dans le fond comme la forme, mais qui colle assez bien aux envies hybrides de cette touche-à-tout née à San Francisco et arrivée en Europe à 18 ans. D’abord artiste de cirque, elle multiplie ensuite les formations entre Paris et New York (théâtre corporel, masqué, immersif…), créant dans son sillage de nombreuses associations (Cirque Kallisti, Collectif en Cours). Un geste nécessair...
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