De nos jours, des pères se cachent dans les maternités pour ne pas en être virés. (C’est tout)

<a href="https://www.nouvelobs.com/journaliste/59976/renee-greusard.html">Renée Greusard</a> - Le Nouvel Obs - 31/05
Dans ce billet, Renée Greusard demande à ce que toutes les maternités s’équipent de lits de camp. Et elle rappelle : un bébé est souvent le fruit de deux personnes.

Le schéma est toujours le même. A son arrivée, le bébé dort longtemps. Il a produit un effort pour sortir de son petit bain tranquille, il doit subitement respirer de l’air. « Venir au monde est douloureux » écrivait Frédéric Leboyer en 1974 dans « Pour une naissance sans violence » : « Ce qui fait l’horreur de naître, ce n’est pas tant la douleur que la peur. » Bref, naître est un trauma. Et pour s’en remettre, l’enfant va dormir. On croit avoir mis au monde un bébé calme, un maître zen. C’est le moment où il se réveille.

On appelle ça « la nuit de java ». C’est en général la deuxième nuit après l’accouchement, parfois celle d’après. Le bébé veut se nourrir, et vite, la montée de lait et ses pleurs sont branchés l’un à l’autre. Et focalisons-nous maintenant sur la personne qui a accouché. Elle a également vécu une expérience physique intense, mais elle n’a pas dormi. Dans mon livre sur la maternité (« Choisir d’être mère »), je cite Marie Thirion, une pédiatre spécialiste du sommeil des nouveau-nés :

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« Le problème, c’est que la mère, de son côté, fait le chemin exactement inverse de celui du bébé. Pendant les 24 premières heures de la vie de son enfant, ...
[Courte citation de 8% de l'article original]
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