Variole du singe : symptômes, transmission, traitement... Cinq questions sur cette maladie qui inquiète

LCI - 24/05
[VIDÉO] - Trois cas de variole du singe ont été repérés en France ces derniers jours. Au total, des dizaines de contaminations ont été enregistrées en Europe et en Amérique du Nord depuis le début du mois. Contagiosité, dangerosité, vaccin... On fait le point.

Trois cas de variole du singe ont été repérés en France ces derniers jours.
Au total, des dizaines de contaminations ont été enregistrées en Europe et en Amérique du Nord depuis le début du mois.
Contagiosité, dangerosité, vaccin... On fait le point.

Le monde n'a pas fini de s'inquiéter de l'émergence de virus. Après plus de deux ans de pandémie de Covid-19, voilà que la variole du singe s'étend à travers le monde. D'après les autorités, trois cas ont été recensés ces derniers jours en France. Ce virus, cousin de la variole éradiquée depuis une quarantaine d'années, provoque de la fièvre et des éruptions cutanées pouvant durer plusieurs semaines. Voici ce qu'il faut savoir.

Où le virus circule-t-il ?

La France n'est pas le seul pays touché. C'est même l'un des derniers ayant rejoint la liste. D'après le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, au moins dix pays de l'Union européenne ont enregistré des cas. Outre la France, la Belgique, l'Autriche, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, l'Espagne, le Portugal, la Suède et le Danemark ont, tour à tour, repéré la maladie sur leur sol. À ces pays s'ajoutent le Royaume-Uni, la Suisse, les États-Unis, l'Autriche et le Canada, eux aussi touchés.

Autant de territoires hors de la zone de diffusion habituelle du virus, appelé "Monkeypox". Car la variole du singe n'est pas une nouvelle maladie émergente. Elle se diffuse de manière endémique en Afrique de l'Ouest. La première personne infectée au Royaume-Uni revenait d'ailleurs d'un voyage au Nigeria.

Comment se transmet-il ?

Comme son nom l'indique, la variole du singe n'est, à l'origine, pas une maladie humaine. "En Afrique centrale ou de l'Ouest, l'homme peut s'infecter au contact d'animaux, sauvages ou en captivité, morts ou vivants", indique Santé publique France. Les "rongeurs" ou les "singes" sont régulièrement cités.

C'est désormais la transmission interhumaine, lors d'un contact rapproché et prolongé, qui inquiète. "Le virus monkeypox peut être transmis par contact direct ou par les muqueuses d'une personne malade", poursuit l'agence sanitaire. Si "un contact direct avec une peau lésée durant un rapport sexuel facilite la transmission", la variole du singe n'est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible. Le virus peut aussi se transmettre par les gouttelettes, expirées dans l'air lorsque l'on parle ou éternue. "On peut également se contaminer au contact de l'environnement du malade (literie, vêtements, vaisselle, linge de bain)", précise Santé publique France.

Quels sont les symptômes et sont-il dangereux ?

Les symptômes de la variole du singe sont particulièrement dérangeants. Après la période d'incubation, qui oscille entre cinq jours et trois semaines, une fièvre, "souvent forte", s'installe, écrit l'agence sanitaire. Elle s'accompagne de maux de tête, de courbatures et de fatigue. Outre ces symptômes, le virus provoque des éruptions cutanées. "Les vésicules remplies de liquide évoluent vers le dessèchement, la formation de croutes, puis la cicatrisation."

Ces signes cliniques de la maladie, pas très discrets, peuvent surtout provoquer "des démangeaisons" à des endroits clés du corps. "Les vésicules se concentrent plutôt sur le visage, les paumes des mains et plantes des pieds. Les muqueuses sont également concernées, dans la bouche et la région génitale", indique encore Santé publique France. Les ganglions du cou peuvent, par ailleurs, être enflés.

En revanche, la souche en circulation n'a, jusqu'à présent, pas provoqué de cas graves. "À ce stade, les cas rapportés en Europe sont majoritairement bénins, et il n'y a pas de décès signalé", rassure l'agence sanitaire, qui précise toutefois que la maladie est souvent plus grave "chez les enfants et les personnes immunodéprimées." Elle peut en effet se compliquer en "surinfection des lésions cutanées ou d'atteintes respiratoires, digestives, ophtalmologiques ou neurologiques".

Existe-t-il un trai...
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