L'amarrage du Starliner à la Station spatiale internationale est un succès

Rémy Decourt - Futura Sciences - 20/05
C’est fait ! 24 heures après son lancement, le Starliner de Boeing s’est amarré à la Station spatiale internationale. C’est un succès indéniable pour Boeing qui a fait l’objet de nombreuses...

C'est fait ! 24 heures après son lancement, le Starliner de Boeing s'est amarré à la Station spatiale internationale. C'est un succès indéniable pour Boeing qui a fait l'objet de nombreuses critiques en raison des retards à répétition qui se sont accumulés depuis le début du développement du véhicule. Pour les États-Unis, la situation est inédite avec deux systèmes de transport habités capables de voler dans l'espace et rejoindre le complexe orbital.

Le Starliner de Boeing s'est amarré à la Station spatiale, ce qu'il n'avait pas pu faire lors de sa première tentative en raison de problèmes logiciels et techniques qui avaient empêché le véhicule de rejoindre la Station spatiale pour s'y amarrer. La deuxième tentative a donc été la bonne. La capsule s'est amarrée samedi matin à 2 h 28 heure à Paris, avec plus d'une heure de retard sur l'horaire initialement prévu à cause d'ultimes vérifications lors des manœuvres d'approche et de sécurité.

Pour Boeing et la Nasa, le « plus dur » est fait. Le Starlimer devrait quitter le complexe orbital mercredi 25 mai. Contrairement au Crew Dragon de SpaceX qui amerrit dans l'océan atlantique, au large de la Floride, le Starliner est conçu pour se poser sur la Terre ferme.

Si tout se déroule comme prévu, la capsule devrait atterrir dans la base militaire d'essais de missile de White Sands. En fonction de la météo et de la disponibilité du site, le Starliner peut se poser dans trois autres déserts, localisés en Californie (base aérienne d'Edwards), à Willox Playa en Arizona et dans la base de l'US Army de Dugway Proving Ground, située dans l'Utah.

La capsule ne reviendra pas à vide. Elle ramène quelque 300 kilogrammes de fret, dont des réservoirs réutilisables du système de recharge en azote et en oxygène qui fournissent de l'air respirable aux membres de l'équipage de la Station. Ces réservoirs seront remis en état et renvoyés lors d'un prochain vol.

Une domination américaine inédite

Alors que l'Europe tergiverse encore et encore sur l'intérêt de financer un programme de vol habité autonome, les États-Unis ont désormais deux véhicules spatiaux capables de rejoindre la Station spatiale internationale ! Une situation inédite qui offre aux Américains une très grande autonomie d'accès à l'espace pour leurs astronautes. D'autant plus qu'aujourd'hui envoyer des Hommes dans l'espace est une priorité, que ce soit pour les futures étapes de l'exploration humaine et l'utilisation de l'orbite basse.

Cette situation met aussi la fin de la dépendance à la Russie et de leur système de transport spatial Soyouz, car malgré la fiabilité du Crew Dragon, SpaceX et la Nasa n'étaient pas à l'abri d'un ennui technique qui clouerait au sol le véhicule d'Elon Musk. Avec deux véhicules américains, les États-Unis ont une complète autonomie en matière de vols habités.

Pour en savoir plus

La capsule Starliner a décollé cette nuit à destination de la Station. Un vol inhabité

Le Starliner de Boeing a décollé cette nuit pour une mission qui doit relancer le programme qui a du bien mal à avancer depuis l'échec partiel du premier vol de démonstration et les soucis techniques rencontrés l'an dernier. Cette mission d'une durée de plusieurs jours doit donc « corriger » les défauts du premier vol et préparer le vol de test habité prévu d'ici la fin de l'année.

Article de Rémy Decourt, publié le 19 mai 2022

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le Starliner de Boeing a été lancé avec succès à bord d'une Atlas V depuis le Centre spatial Kennedy de la Nasa. Si tout se passe comme prévu, le véhicule spatial qui emporte du fret, dont 180 kg de nourriture et un robot humanoïde devrait s'amarrer à la Station spatiale internationale dans la nuit de vendredi à samedi (01 h 10, heure de Paris). Il devrait y rester pendant cinq à dix jours.

Cette mission sans équipage doit permettre à la Nasa et Boeing de tester les capacités de bout en bout du Starliner et de la fusée Atlas V, du lancement à l'amarrage et au retour sur Terre. Et donc corriger les défauts rencontré lors du premier vol de démonstration. Si la mission se déroule sans aucune anicroche et que tous les objectifs sont atteints, Boeing devrait lancer d'ici la fin de l'année la mission CFT. Ce Crew Flight Test, est une mission habitée à destination de la Station spatiale. Elle a son importance car elle doit démontrer la capacité de la fusée Atlas V et du Starliner à transporter en toute sécurité des astronautes vers et depuis la station spatiale dans le cadre du programme d'équipage commercial de l'agence. La mission CFT est prévue en 2022.

Ce n'est seulement après CFT que Boeing devrait démarrer son service de transport d'astronautes pour le compte de la Nasa ou tout autres clients privés. Starliner-1 sera le premier vol opérationnel de Boeing. Il pourrait avoir lieu dans le courant de l'année 2023. Six vols ont été commandés par la Nasa à Boeing.

Vol test de la capsule Starliner cette nuit : Boeing n’a pas le droit à l’erreur !

Article de Rémy Decourt publié le 05/05/2012

La Nasa et Boeing ont confirmé que le second vol d'essai inhabité du Starliner est prévu ce 19 mai. Après le premier vol d'essai raté, Boeing ne peut pas se permettre un nouvel « échec ». Un vol à fort enjeu pour l'industriel également empêtré dans des problèmes de développement du lanceur SLS.

Alors que SpaceX assure un service régulier de transport d’astronautes et de spatio-touristes à destination de la Station spatiale internationale, Boeing se prépare pour son second vol d'essai inhabité (Orbit Flight Test) que SpaceX a réalisé avec succès en mars 2019 ! Ce n'est pas peu dire que Boeing est très en retard...

Suivez en direct le vol test de Starliner prévu le 19 mai à 22 h 54 TU, soit 00 h 54 à Paris (20 mai). © Nasa

Il y a quelques jours, la Nasa a annoncé que cet Orbit Flight Test-2 est prévu pour le 19 mai à 22 h 54 TU. Il s'agit d'un vol sans équipage qui a pour principal objectif de faire oublier (pour l'image de Boeing) le désastreux premier vol d'essai du Starliner. Pour rappel, ce vol s'est soldé par un amarrage raté à la Station spatiale internationale et un retour sur Terre plus tôt que prévu. L'analyse des données et la télémétrie de ce vol avaient montré qu'en l'état la capsule ne pouvait pas réaliser des vols habités aller-retour d...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...