Chaque maison horlogère possède sa propre histoire, ses valeurs, sa réputation. Mais aussi son image de marque, son style et ses modèles emblématiques. Certaines tablent sur l'excellence technique pour afficher leur supériorité. Ou bien misent sur la maîtrise des métiers d'art. D'autres cultivent la mythologie de pièces élevées au rang d'icônes. L'idéal ? Disposer de montres identifiables en un seul coup d'œil, reconnaissables même à distance. Mais pas question, néanmoins, de rester figé et de s'accrocher aux acquis. Car les passionnés en veulent toujours plus, réclament de la nouveauté, du jamais- vu, tout en exigeant de conserver leurs repères. Ainsi, au fil du temps, les collections s'enrichissent de modèles, certes inédits, mais souvent fidèles aux codes établis. Oser sans choquer. Innover, mais ne pas déstabiliser. Inventer, mais sans cannibaliser les gammes existantes. Toutefois, cette année, nombre de manufactures semblent s'être passé le mot pour faire souffler un vent de fraîcheur. Une brise rimant avec surprise. Et l'on a vu de grands noms, n'ayant pourtant plus rien à prouver, s'aventurer là où on ne les attendait pas forcément. À commencer par Rolex. Le 30 mars, en dévoilant, lors du Salon Watches & Wonders, une nouvelle interprétation de sa légendaire GMT-Master II dotée d'une couronne à gauche et d'une lunette bicolore noir et vert, la marque jouait sur du velours. À l'évidence, cette double particularité allait offrir à la montre une attractivité spectaculaire, comme chaque fois que Role...
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