Cette histoire a été initialement publiée le 13 septembre 2019 dans NYT Parenting.
[Mon fils] peut me provoquer dans un état semblable à la rage au volant. J'ai senti à plusieurs reprises au fil des ans que j'étais capable de lui faire du mal… [L]e mythe du bonheur maternel est si sacro-saint que nous ne pouvons même pas nous admettre ces sentiments. - Anne Lamott, "Mother rage: théorie et pratique", Salon.com
La rage vit dans mes mains, roule sur mes doigts en serrant les poings. Je veux blesser quelqu'un. Je suis larmes et fureur et violence. Je veux crier et déchirer des oreillers, jeter des chaises et percer des murs. Je veux voir ma destruction - des plumes flottantes, des meubles renversés, des trous déchiquetés dans les cloisons sèches.
Quand je m'énerve comme ça autour de mon fils de 3 ans, je dois me dire, comme un mantra : « Ne le touche pas, ne le touche pas, ne le touche pas. Le toucher avec cette rage qui me parcourt ne finit que par ma honte, et le choc de mon fils, et quoi d'autre je ne sais pas ; seul le temps le révélera. Je ne l'ai jamais frappé, mais la frontière entre « frapper » et « ne pas frapper » est poreuse. Dans cette zone grise "ne pas frapper", il y a des bras mous serrés trop fort, une cape de super-héros rouge (fermée par Velcro autour de son cou) arrachée avec force, un enfant ramassé et jeté dans son berceau. Pour moi, il vaut mieux ne pas toucher du tout. ...
[Courte citation de 8% de l'article original]