C'est un chant odieux qui ne va pas rester impuni. Déjà pointés du doigt cette saison, après les incidents ayant émaillé le match Nice-Marseille, arrêté avant la fin du temps réglementaire, les Ultras niçois ont, à nouveau, montré un visage exécrable.
Mercredi 11 mai, à l'occasion de la réception de Saint-Étienne (4-2) à l'Allianz Riviera, en match en retard de la 36e journée de Ligue 1, une partie de la Populaire Sud a entaché la partie. Quatre jours après la finale de Coupe de France, perdue aux dépens du FC Nantes (1-0), un groupe d'individus - qui n'a pas été quantifié - a parodié, éhontément, le traditionnel chant des supporters nantais en mémoire de leur ancien joueur Emiliano Sala, décédé dans un accident d'avion, le 21 janvier 2019. Alors qu'il se rendait à Cardiff pour finaliser son transfert, le Piper Malibu dans lequel il était monté s'était abîmé dans la Manche.
À la 9e minute, moment du match où, à domicile comme à l'extérieur, les "Canaris" ont pour habitude de saluer leur ex-numéro 9, quelques supporters de l'OGCN - si on peut les appeler ainsi - ont dépassé la limite de l'acceptable. Ils se sont rendus coupables "d'une insulte", a dénoncé le très réputé quotidien argentin La Nacion, en transformant lamentablement les paroles du chant qui lui est dédié. "C'est un Argentin, il ne lâche rien, Emiliano Sala" est devenu "C'est un Argentin qui ne nage pas bien, Emiliano sous l'eau". Un "jeu de mots désastreux", qui relève de la bêtise et de l'ignorance, unanimement condamné. "La connerie humaine n'a pas de limites, je suis scandalisé", a commenté, dégoûté, le coach nantais, Antoine Kombouaré.
Cet épisode consternant, loin d'être le premier, malheureusement, ne demeurera pas sans conséquence. La commission de discipline de la Ligue (LFP) a été saisie à la suite du rapport du délégué du match, qui a constaté les agissements d'une partie du public niçois, comme le permet son règlement. Elle se réunira le 18 mai pour statuer sur d'éventuelles mesures à l'encontre du club azuréen et ses supporters. S'il n'y a pas de sanction prévue dans le barème de la Ligue pour ce type d'incidents, l'OGC Nice risque d'être lourdement puni. Le club se retrouve en situation de récidive, après avoir été sanctionné de deux points (dont un avec sursis) et d'un huis clos total pour trois matchs, après des heurts contre l'OM, en août dernier.
Parmi les premières sanctions envisageables, un huis clos partiel, visant la Populaire Sud, d'où sont descendus les chants moquant Emiliano Sala, devrait être prononcé par la commission de discipline. Une manière de sanctionner directement les supporters à l'origine de ces chants répréhensibles et de mauvais goût. A minima, les "Aiglons" devraient aussi se voir infliger une lourde amende. Il ne fait nul doute que l'instance disciplinaire de la Ligue aura la main lo...
[Courte citation de 8% de l'article original]