Carole Reckinger : «La lutte contre la pauvreté se limite souvent à de belles paroles»

David Marques - LeQuotidien - 10/05
Les chiffres sont accablants. Le risque de pauvreté dépasse les 17 % au Luxembourg. Le fossé entre...

Carole Reckinger, la responsable «plaidoyer politique» de Caritas Luxembourg, reproche aux responsables politiques de se contenter de chercher des solutions ponctuelles à un problème social qui ne cesse de s’aggraver.

Les chiffres sont accablants. Le risque de pauvreté dépasse les 17 % au Luxembourg. Le fossé entre les mieux lotis et les plus vulnérables de la société ne cesse de s’accroître. Les prix du logement sont en cause, mais pas seulement. Le Grand-Duché se classe aussi parmi les meilleurs élèves de l’UE en ce qui concerne les travailleurs pauvres. Tour d’horizon et analyse avec Carole Reckinger, la responsable «plaidoyer politique» de Caritas Luxembourg.

Vous avez mis en avant, en amont du 1er-Mai, le phénomène des travailleurs pauvres. Pourquoi avoir choisi cette thématique à cette date précise?

Carole Reckinger : Nous travaillons depuis longtemps sur cette thématique. Caritas participe à un groupe de travail formé avec l’université du Luxembourg. Sachant que le phénomène des working poor s’accentue, attirer l’attention sur ce sujet s’est quelque part imposé, précisément à l’occasion du 1er-Mai. On a tenu à mettre en évidence qu’avoir un travail ne garantit plus d’échapper à la pauvreté.

Quelles sont les conclusions chiffrées de ce travail d’étude?

Sont considérés comme travailleurs pauvres, les gens dont le revenu mensuel brut, transferts sociaux inclus, est inférieur à 60 % du revenu médian malgré leur emploi. En 2007, la part de woorking poor s’élevait encore à 9,3 % de la population active pour passer, en 2020, à 11,9 %. Toutes les aides mises en place pour réduire l’impact de la pandémie sur l’écono...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...