Emmanuel Macron a choisi d’organiser sa cérémonie d’investiture cinq ans jour pour jour après sa première élection, le 7 mai 2017. Pas vraiment un hasard pour le président de la République réélu le 24 avril dernier, encore une fois face à Marine Le Pen. Ce samedi 7 mai 2022 à l'Élysée, le chef de l'État vivra sa seconde cérémonie d'investiture, à laquelle il souhaite donner une teinte particulière, dans un contexte national de montée de l'extrême droite, et une situation internationale marquée par la guerre en Ukraine.
Puisqu'Emmanuel Macron a été réélu, il n'accueillera personne dans la cour de l'Élysée, ni ne s'isolera dans son bureau avec son ou sa successeur(e) pour un entretien en tête-à-tête. Le président de la République sera directement accueilli en salle des fêtes, où l'attendront quelque 450 invités, représentants des secteurs de la santé, de la jeunesse, élus, sportifs, membres du gouvernement et des institutions françaises, chefs des autorités religieuses, alliés politiques ou encore membres de sa famille. Les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande et l'ex-Premier ministre Edouard Philippe ont été invités mais l'Élysée n'était pas en mesure jeudi de confirmer leur présence.
Comme le veut la tradition, le président du Conseil constitutionnel proclamera une nouvelle fois les résultats, puis sera remis au président le collier de grand maître de l'ordre de la Légion d’honneur. Emmanuel Macron fera ensuite un discours "de sens", selon les mots de l'Élysée. Il s'agira pour lui de dire "pourquoi il a été élu et ce qu’il entend faire en fonction du pourquoi de son élection", et de "souligner quelles seront les grandes orientations du quinquennat". Lors de cette cérémonie, le chef de l'État aura à cœur de "s’inscrire dans l'histoire du pays et s'ouvrir sur l’avenir".
Après son allocution, il saluera ses invités, se rendra dans les jardins du palais, 21 coups de canon seront tirés depuis les Invalides, et il recevra les honneurs militaires. 160 à 170 militaires seront présents, choisis avec attention par le président de la République, qui a "souhaité la présence d’une certain nombre de formations spécifiques". Emmanuel Macron a notamment réclamé la présence de membres de la Légion étrangère, "paroxysme de l'intégration dans la République par le sang versé et la sueur", a indiqué l'Élysée. Forcément un clin d'œil à Marine Le Pen, son adversaire au second tour des élections présidentielles de 2017 et 2022.
Aussi, le chef de l'État a réclamé la présence d'un détachement de la marine œuvrant sur le bâtiment militaire Monge, qui "sert aux essais et au maintien de la dissuasion nucléaire" de la France, explique l'Élysée. Ses capteurs et radars lui permettent notamment de repérer les missiles nucléaires aéroportés et certains autres tirs de missiles à longue portée. Seules les marines des États-Unis, de la Chine et de la Russie possèdent un tel navire.
Difficile de ne pas y voir un signe fort adressé à la Russie, à l'heure où Vladimir Poutine poursuit son invasion de l'Ukraine. La dissuasion nucléaire "est une composante essentielle de notre politique de défense et nous ne le cachons pas", s'est défendu l'Élysée. "Le Monge concourt de façon importante au maintien de cette fonction stratégie qu...
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