L'armée russe et les forces prorusses ont lancé mardi un "puissant assaut" impliquant des chars et un débarquement amphibie contre l'immense aciérie Azovstal, dernière poche de résistance ukrainienne à Marioupol, a annoncé un commandant du régiment Azov qui la défend. Ce commandant adjoint, Sviatoslav Palamar, a par ailleurs précisé sur Telegram que de puissants bombardements avaient eu lieu dans la nuit, tuant deux femmes et blessant "environ 10 civils".
Par ailleurs, plusieurs villes ukrainiennes ont été visées mardi soir par des tirs de missiles russes qui ont notamment détruit trois centrales électriques à Lviv, selon le maire de cette grande ville de l'ouest du pays, qui a été partiellement privée d'électricité.
LE POINT SUR LA SITUATION
Moscou a lancé l'assaut sur l'usine d'Azovstal de Marioupol, tandis que l'ONU a annoncé l'évacuation "réussie" de 101 civils, assiégés à l'intérieur depuis deux mois. Un nouvel appel téléphonique a eu lieu entre Macron et Poutine, après plus d'un mois. Les faits marquants de ces 24 dernières heures.
LA RUSSIE BOYCOTTERA MERCREDI UN CONSEIL DE SECURITE DE L'ONU
Un geste rare. Des diplomates russes ont annoncé leur intention de boycotter la prochaine réunion du Conseil de sécurité de l'ONU avec le Comité politique des sécurités (COPS) de l'Union européenne. Une nouvelle étape dans la dégradation des relations entre Moscou et la diplomatie internationale depuis le début de son invasion en Ukraine le 24 février dernier.
Cette réunion informelle annuelle entre le Conseil de sécurité et le COPS ne s'était pas tenue depuis 2019 en raison de la situation sanitaire. Mercredi, elle doit permettre d'aborder les interactions de l'Union européenne avec l'ONU dans des pays où les deux organisations mènent des opérations, comme en Bosnie, en Centrafrique ou au Mali.
Bienvenue dans ce nouveau direct consacré à la situation en Ukraine ce mercredi 4 mai. Retrouvez toutes les dernières informations sur l'offensive russe.
La centaine de civils évacués ce week-end de l'aciérie Azovstal, grâce à une opération menée avec le soutien de l'Organisation des Nations unies (ONU), sont arrivés ce mardi à Zaporijjia, à 230 kilomètres au nord-ouest de Marioupol, où ils ont été accueillis par les représentants de l'organisation. "Je suis heureuse et soulagée de confirmer que 101 civils ont été évacués avec succès", a indiqué mardi la coordinatrice humanitaire des Nations unies pour l'Ukraine, Osnat Lubrani, citée dans un communiqué.
Sur le front diplomatique, le président français Emmanuel Macron et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont échangé au téléphone, mardi. Le chef du Kremlin a affirmé que "l'Occident pourrait aider à arrêter ces atrocités en exerçant une influence appropriée sur les autorités de Kiev, ainsi qu'en arrêtant la fourniture d'armes à l'Ukraine". De son côté, Emmanuel Macron a "appelé la Russie à permettre la poursuite des évacuations entamées ces derniers jours" dans la ville de Marioupol.
Enfin, un projet d'embargo sur le pétrole et les produits pétroliers achetés à la Russie a été soumis mardi aux pays membres de l'UE, mais la mesure suscite encore des réserves, ont indiqué à l'AFP plusieurs responsables et diplomates européens. Cette proposition pour un sixième paquet de sanctions contre Moscou prévoit un arrêt progressif des achats européens sur une période de six à huit mois jusqu'à fin 2022, avec une exemption pour la Hongrie et l...
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