«En thérapie permanente». La chronique de David Lacombled

L'Opinion - 03/05
« Le numérique permet aux longs discours de se déployer »

La parole est sacrée. En France, plus qu’ailleurs, elle précède l’action. La campagne électorale pour l’élection présidentielle a montré la nécessité de maîtriser son discours. Valérie Pécresse l’a vécu à ses dépens. Sa prestation ratée du Zénith l’a éloigné de l’Olympe en la plaçant dans un toboggan sondagier dont la chute a été encore plus brutale. Emmanuel Macron a compensé son entrée tardive en campagne par deux discours fleuves : quatre heures d’une conférence de presse le 17 mars et plus de deux heures pour son seul meeting du 2 avril avant le premier tour. Quant à Jean-Luc Mélenchon, il a parfait sa stature tribunitienne, tel un Jean Jaurès au pays des geeks, au risque de créer de la confusion entre rhétorique et populisme.

Faire long, c’est être bon. L’oral précède l’écrit. Tel un fleuve, il permet d’irriguer tous les canaux de communication que le numérique a dém...
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