'La Stoa', contrôle-toi et tiens bon

Manel García Sánchez - El País - 03/05
Le chef-d'œuvre du géant de la philologie classique Max Pohlenz sur le stoïcisme, traduit pour la première fois en espagnol, devient un antidote au pessimisme et au fatalisme

On se demande souvent, comme Nietzsche, si avaler une grenouille et faire bonne figure peut être une philosophie de vie utile. Sans hésiter un instant, la réponse est non, mais aussitôt on se souvient de Sénèque, d'Épictète et de Marc Aurèle et on découvre dans le stoïcisme un manuel d'auto-assistance utile et, comme nous l'enseignent Martha Nussbaum ou Pierre Hadot, un médicament efficace pour tenter d'atteindre le bonheur et une thérapie du désir pour notre citadelle intérieure.

Nous avions d'excellents livres sur le stoïcisme en espagnol, au-delà de ceux de Nussbaum et Hadot. Celles de William B. Irvine, de John Michael Rist, la volonté obstinée de Carlos García Gual ou d'Emilio Lledó de nous rapprocher de la philosophie hellénistique ou un ouvrage recommandable de Gonzalo Puente Ojea sur le stoïcisme et ses usages et abus par le christianisme en sont des exemples. De ce monde ibéro-américain qui...
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