Au 67e jour de l'invasion russe en Ukraine, dimanche 1er mai, environ une centaine de civils ont été évacués dimanche de la ville martyre de Marioupol, un port stratégique du sud-est. Une poignée de soldats ukrainiens et près d'un millier de civils, selon Kiev, sont encore pris au piège dans le complexe sidérurgique d'Azovstal, derniers résistants de l'encerclement de l'armée russe. Malgré l'intercession de responsables étrangers et du pape François, les tentatives précédentes avaient été avortées faute de garanties de sécurité.
Evacuations vers Zaporijjia. "Aujourd'hui, pour la première fois depuis le début de la guerre, ce couloir humanitaire vital a commencé à fonctionner. Pour la première fois, il y a eu deux jours de vrai cessez-le-feu sur ce territoire", a déclaré dimanche soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un message diffusé par vidéo. Le chef de l'Etat a par ailleurs précisé que femmes et enfants avaient été prioritaires. Tous doivent arriver à Zaporijjia, ville située à l'ouest de Marioupol, occupée par l'armée russe, lundi matin.
Evacuations vers le Donbass. Vu du ministère russe de la défense, 80 civils ont été évacués en direction de Bezimennoïé, dans la région de Donetsk, à l'est, contrôlée par la Russie. "Les civils (...) qui souhaitaient partir vers les zones contrôlées par le régime de Kiev ont été transférés à des représentants de l'ONU et du Comité international de la Croix-Rouge", ont ajouté les autorités russes. Une vidéo diffusée par la Russie montre un convoi de voitures et de bus roulant dans le noir, ornés de la lettre "Z", symbole des forces armées russes dans ce conflit.
Poursuite des évacuations ce lundi. Les Nations unies ont confirmé que cette opération, commencée samedi et menée de manière coordonnée par l'Ukraine, la Russie et le Comité international de la Croix Rouge (CICR), se poursuivait. Le président ukrainienne a estimé que de prochaines évacuations seraient lancées lundi matin "à 8 heures".
Azovstal perforé par les bombes. De nouvelles images satellite de Maxar Technologies prises le 29 avril ont montré que presque tous les bâtiments de l'immense complexe sidérurgique avaient été détruits par les bombardements, les militaires ukrainiens et les civils se terrant dans les nombreuses galeries souterraines datant de l'époque soviétique, attaquées selon Kiev avec des bombes perforantes de très forte puissance.
Huit civils tués dimanche à Kharkiv et Donetsk. Selon la présidence ukrainienne, "les Russes ont constitué des renforts dans la région de Kharkiv, essayant d'augmenter la pression dans le Donbass". Dans les régions de Kharkiv, deuxième ville du pays, et Donetsk, huit civils ont été tués dimanche dans des bombardements, dont quatre dans la seule ville de Lyman, proche du front, selon les autorités locales. Le gouverneur de Kharkiv, Oleh Synyehubov, a exhorté les habitants des districts nord et est à ne pas quitter les abris de la journée.
Situation "difficile" pour l'armée ukrainienne. C'est dans ce flanc oriental que l'armée russe grignote du terrain, en cherchant à prendre en étau son adversaire depuis le nord et le sud afin de compléter son emprise sur le bassin minier du Donbass. Un haut responsable militaire ukrainien a indiqué samedi soir avoir informé le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Mark A. Milley de "la situation difficile dans l'Est de notre pays, notamment dans les régions d'Izioum et de Sieverodonetsk, où l'ennemi a concentré l'essentiel de ses efforts et ses troupes les plus préparées au combat".
L'agenda russe ne s'arrête pas au 9 mai. La Russie n'a pas prévu de mettre un terme à la guerre en Ukraine d'ici au 9 mai, célébré chaque année comme le Jour de la Victoire sur l'Allemagne nazie en 1945, a déclaré s...
[Courte citation de 8% de l'article original]