Législatives 2022 : tractations difficiles à gauche, peuvent-ils réellement s'entendre ?

LCI - 01/05
[VIDÉO] - Les partenaires engagés dans la discussion s'étaient fixés la date symbolique du 1er mai pour parvenir à un accord en vue des légilatives, mais les discussions sont au point mort. Pour l'heure, LFI n'a conclu un accord qu'avec Générations. Jean-Luc Mélenchon a tenté de rassurer ses potentiels alliés dimanche.

Les partenaires engagés dans la discussion s'étaient fixés la date symbolique du 1er mai pour parvenir à un accord en vue des légilatives, mais les discussions sont au point mort.

Pour l'heure, LFI n'a conclu un accord qu'avec Générations.

Jean-Luc Mélenchon a tenté de rassurer ses potentiels alliés dimanche.

Ils s'étaient fixés comme date butoir un jour symbolique, ce dimanche 1er mai, pour parvenir à un accord entre les forces de gauche aux vues des législatives. Les dernières heures de négociations approchent à grands pas, mais la perspective d'une union entre La France Insoumise (LFI), Europe-Écologie Les Verts (EELV), le Parti socialiste, le PCF et le NPA, semble toujours lointaine. 

La veille encore, les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon affichaient pourtant leur optimisme sur l'établissement de cette alliance. Mais de nombreuses grandes figures de la gauche restent encore sur leurs réserves, compliquant ce jour l'émergence d'une gauche unie derrière LFI, les 12 et 19 juin. Les contours de l'accord futur restent "toujours dans le flou", glisse même Alain Coulombel, l'un des négociateurs d'EELV.

Samedi 30 avril, les discussions ont repris au siège de LFI avec EELV, et la volonté de parvenir à un accord paraissait réelle. Les deux formations ont abordé en profondeur les thématiques qui pouvaient faire obstacle, comme l'Europe, le partage des circonscriptions ou encore le mode d'organisation de l'alliance, au cours des deux dernières semaines. Mais les discussions avec les autres partenaires engagés patinent un peu plus chaque jour. 

Le PS veut jouer les prolongations, Cambadélis s'y oppose

La fronde d'une partie des éléphants du PS, comme Stéphane le Foll, et l'ancien président de la République François Hollande, a certainement mis du plomb dans l'aile dans la réconciliation entamée après l'élection présidentielle. Tous accusent Olivier Faure, l'actuel premier secrétaire du parti, d'un peu trop se soumettre aux exigences et propositions de LFI. Dernière diatribe en date : ce dimanche, Jean-Christophe Cambadélis a appelé les figures du PS à "s'opposer à un accord", et à une intégration "dans un bloc mélenchonisé".

Dans une lettre ouverte adressée à plusieurs grands du parti à la rose, "et à tous les Socialistes", Cambadélis tranche : "Il serait temps de se coordonner pour résister et se refondre. Parlons-nous, les Amis!", plaidant ainsi pour  pour une "profonde refondation" et une "gauche de transformation responsable, décomplexée vis-à-vis de la radicalité".

Blocage des prix, hostilité à l'Union européenne... souscrire à de telles idées serait pour ce courant minoritaire un effacement pur et simple du PS, déjà en très petite forme après ses 1,75% à la présidentielle. Vendredi, les socialistes ont "suspendu" les négociations, cependant, l'un des négociateurs PS veut rassurer : "le lien n'est aucunement rompu" avec LFI. 

"Dans une négociation, il y a toujours des périodes d’arrêt, des brusques accélérations. Dans les heures et les jours qui viennent, il y aura des redémarrages et des arrêts", complète cette source proche du dossier, signe que les discussions vont sûrement jouer les prolongations. 

Mélenchon veut rassurer ses possibles partenaires

Même si le tribun de la France Insoumise, fort de ses presque 22% au premier tour, tente de se montrer confiant, ces tergiversations agacent. Celui qui se rêve Premier ministre du pays a exhorté samedi dans le Journal du dimanche les partis de gauche à sortir de la "culture de la défaite". 

S'ils tardent à se ranger derrière l'étiquette commune aux législatives de "l'Union populaire", c'est, selon lui, car ils se "laissent absorber par leurs enjeux internes". Des déclarations aux airs de coup de semonce, visant aussi bien le PS qu'EELV - et son "mode de fonctionnement interne" favorisant la pluralité des tendan...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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