Environnement : La Rochelle ne veut plus consommer de carbone

LCI - 29/04
L’agglomération de La Rochelle ambitionne de ne plus consommer de dioxyde de carbone en 2040. Un objectif soutenu par 130 organismes, publics, associatifs et privés, concentré sur une multiplicité d’actions concrètes.

L’agglomération de La Rochelle ambitionne de ne plus consommer de dioxyde de carbone en 2040.

Un objectif soutenu par 130 organismes, publics, associatifs et privés, concentré sur une multiplicité d’actions concrètes.

Son aquarium monumental, son musée maritime, ses plages et son port, etc. La Rochelle ne manque pas d’atouts pour séduire touristes, étudiants et autres citoyens dynamiques en quête d’une forme de quiétude. Mais pour attirer cette diversité de profils, la préfecture de Charente-Maritime consomme beaucoup de dioxyde de carbone (CO2). Chaque année, la ville en émet l’équivalent de 2 millions de tonnes. Une bonne partie provient du secteur du transport dont le port, le seul en eaux profondes de la façade atlantique française, en assume l’immense majorité.

Les 28 communes de l’agglomération de La Rochelle, fortes de leurs 170 000 habitants, cherchent à diminuer leur impact carbone. En 2019, elles ont répondu à l’appel à projet "Territoires d’Innovation" lancé par l’état avec l’initiative "Territoire Zéro Carbone". Parmi les 24 projets retenus, elle rassemble aujourd’hui un consortium fourni d’associations (Echo-Mer, LPO, Altantech…), des laboratoires de recherches (CNRS, INRA, Universités…), des centres de formation, des entreprises (Alstom, Léa Nature…), des collectivités locales (Région, département, ville de La Rochelle, communauté d’agglomération) ou encore des organismes publics.

Ensemble, ces partenaires ambitionnent de "créer une dynamique inédite capable de faire émerger des solutions innovantes et duplicables", peut-on lire sur la page web du projet. Objectif : réduire les émissions de gaz à effet de serre, développer les énergies renouvelables, renforcer l’efficacité énergétique des bâtiments et redonner du souffle aux puits de carbone. Gérard Blanchard, Vice-président de la communauté d’agglomération de La Rochelle et chargé de la coordination des actions du projet Zéro Carbone ajoute : "Il faut diminuer par 4 les émissions de gaz à effet de serre et multiplier par 3 les capacités de captation de CO2 pour y arriver. Cela implique plus de sobriété dans toutes nos activités et plus de solidarité en luttant par exemple contre la précarité énergétique."

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5 axes d’effort

Pour ce faire, le consortium s’applique particulièrement dans 5 domaines :

- Renforcer les mobilités douces : développer les pistes cyclables et décarboner les transports publics

- Accélérer les rénovations énergétiques des bâtiments : une plateforme s’adresse aux propriétaires pour leur proposer un audit gratuit de l’efficacité énergétique de leur logement, mobiliser les artisans reconnus garant de l’environnement et recenser les aides publiques existantes. "Il faut simplifier ce parcours du combattant et inciter les propriétaires à se lancer pour arriver à 2 000 rénovations par an", estime Gérard Blanchard.

- Produire de l’énergie renouvelable et locale : par l’intermédiaire d’une boucle d’autoconsommation collective, un démonstrateur d’hydrogène stocke et permet au transport public de réutiliser de l’énergie non consommée. Le projet prévoit que le port soit entièrement doté de panneaux solaires pour devenir autosuffisant.

- Développer l’économie circulaire : l’initiative charge des associations de coordonner, mettre en rapport les offres et les demandes et trouver des solutions techniques pour limiter le gaspillage et la consommation de produits jetables.

- Restaurer des puits de carbone : optimiser la séquestration en milieu humide et dans les forêts alentours.

Gérard Blanchard insiste sur la gouvernance partagée du projet et assure que la société civile y reste pleinement associée : "Les citoyens participent aux prises de décisions. 30 citoyens représ...
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