Tous les coups sont permis. Depuis l’ouverture du procès en diffamation intenté par Johnny Depp à Amber Heard, les avocats de l’acteur ont appelé à la barre de nombreux témoins qui ont clairement remis en question les accusations de violences conjugales de la jeune femme. Parents, amis, employés… L’objectif est clair : montrer que c’est la star de Pirates des Caraïbes la victime, et pas l’inverse.
Ce mardi, c’est Shannen Curry, une psychologue médico-légale engagée par la défense de Johnny Depp, qui est venue livrer son verdict sur la santé mentale d’Amber Heard. Après avoir conduit deux séances de 12 heures avec cette dernière en décembre dernier, et analysé toute une série de rapports médicaux, cette experte qui a notamment travaillé pour l’armée américaine a conclu que la vedette d’Aquaman souffrait d’un "trouble de la personnalité limite".
À la barre, l’experte a expliqué que les patients qui souffrent de cette maladie mentale, qui se caractérise par une instabilité affective et émotionnelle importante, peuvent "réagir violemment" et avoir "des comportements abusifs envers leurs partenaires". Cette analyse vient soutenir la thèse selon laquelle c’est Amber Heard qui était à l’origine des disputes dont on a pu entendre de nombreux enregistrements audio. Selon l’experte, la menace de poursuites légales serait même une forme de "violence administrative" régulièrement employée par les patients à l’encontre de leur conjoint.
Le diagnostic est-il pour autant impartial ? Mardi, les avocats d’Amber Heard n’ont pas manqué de remarquer que Shannen Curry, malgré son CV bien rempli et ses 15 ans d’expérience, avait été engagée par la défense de Johnny Depp. Et dans des circonstances particulières puisqu’elle a dîné au domicile de la star et son staff, ce qui constituerait une irrégularité manifeste. C’était un simple "entretien d’embauche" selon la jeune femme qui a assuré se baser sur "des faits scientifiques".
Après l’audition de Shannen Curry, le site spécialisé Deadline a été contacté par sa confrère Jessica Taylor, une psychologue plutôt dubitative vis-à-vis de l’expertise de sa confrère qu’elle a jugé "prévisible et paresseuse". Selon elle, le trouble de la personnalité limite est "utilisé délibérément comme une arme contre Amber Heard, comme c’est souvent le cas à l’encontre de nombreuses femmes qui témoignent contre leur agresseur masculin au tribunal".
Face à ces attaques répétées contre sa santé mentale, la comédienne est restée impassible depuis le début du procès, diffusé en direct à la télévision et sur les réseaux sociaux aux Etats-Unis. Après les quatre jours de témoignage de Johnny Depp, qui se sont achevés lundi, sa version des faits est très attendue. D’après les médias américains, son audition pourrait commencer en début de semaine prochaine, avant celle de plusieurs de ses témoins comme l’acteur James Franco et le milliardaire Elon Musk.
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