Les bombardements se sont poursuivis tout le week-end sur le vaste complexe métallurgique Azovstal à Marioupol, où sont retranchés les derniers combattants ukrainiens avec selon eux près de 1.000 civils, et Moscou a annoncé unilatéralement un cessez-le-feu sur Azovstal ce lundi 25 avril. Mais Kiev a balayé cette annonce.
Alors que la guerre en Ukraine génère des tensions sans précédent entre la Russie et l'Occident, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a agité la menace d'une extension du conflit pouvant dégénérer en guerre mondiale.
Le chef de la diplomatie russe brandit la menace d'une Troisième guerre mondiale. Dans un contexte de tensions sans précédent entre Moscou et l'Occident, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a mis en garde lundi soir contre le risque d'une Troisième guerre mondiale. "Le danger est grave, il est réel, on ne peut pas le sous-estimer", a jugé M. Lavrov.
Ces déclarations interviennent au lendemain de la visite à Kiev, où ils ont rencontré le président Zelensky, du chef du Pentagone Lloyd Austin et du secrétaire d'État Antony Blinken.
Bombardements d'installations ferroviaires. Au moins cinq personnes ont été tuées et 18 autres blessées lundi 26 avril dans des frappes russes sur des installations ferroviaires dans la région de Vinnytsia (centre-ouest), a annoncé le parquet local. Le matin, l'explosion d'un missile a par ailleurs déclenché un incendie dans la gare de Krasne, près de Lviv, dans l'ouest du pays. Le bilan des victimes reste encore inconnu.
Drones ukrainiens abattus selon Moscou. La Russie aurait abattu deux drones ukrainiens près de la frontière avec l'Ukraine, ont déclaré les autorités locales. Cette annonce intervient peu après que les autorités russes ont rapporté l'incendie d'un grand dépôt de carburant dans une ville russe à 150 km de la frontière. Le site servait de base logistique à l'offensive militaire de Moscou. Les Russes n'ont pas précisé les raisons de cet incendie.
Une victoire ukrainienne possible. Lundi soir, dans sa traditionnelle vidéo publiée sur son site internet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que la victoire de ses troupes n'était qu'une question de temps. "Le 24 février, la plupart des gens dans le monde ne croyaient même pas que nous résisterions plus d'une semaine." a-t-il déclaré, rappelant que certains observateurs ne leur donnaient pas plus de trois jours. "Il y a un mois, nous devions encore convaincre différents pays que miser sur l'Ukraine était un pari gagnant. Et maintenant... Maintenant, tout le monde le sait."
"Pas d'accord" pour une évacuation à Marioupol. Aucun accord n'a été conclu pour créer un couloir humanitaire permettant l'évacuation des civils. Ils sont terrés avec des combattants ukrainiens, dans le complexe métallurgique assiégé d'Azovstal à Marioupol (sud-est), a affirmé Kiev. L'immense usine Azovstal est le dernier réduit contrôlé par les forces de Kiev à Marioupol, grande ville portuaire ravagée par les bombardements après plusieurs semaines de siège. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré qu'environ un millier de civils et des centaines de blessés y étaient toujours retranchés, dans des conditions catastrophiques.
Plus de 5,2 millions de réfugiés. Le nombre de réfugiés ukrainiens ayant fui leur pays depuis le 24 février a dépassé les 5,2 millions, selon le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés. En outre, plus de 7,7 millions de personnes ont quitté leur foyer, mais se trouvent toujours en Ukraine, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), également rattachée à l'ONU.
Nouvell...
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