Depuis le Quattrocento, de l'eau a coulé sous les ponts de l'Arno. Et si la ville résonne pour toujours avec Renaissance ; si sa beauté intrinsèque demeure si miraculeuse qu'on l'envisage à l'heure blonde dans les reflets de la rivière ou en panorama depuis les terrasses de San Miniato ; si ses musées sont toujours les plus beaux du monde, alignant sur leurs cimaises et dans leurs cours Botticelli et Lippi, Raphaël et Michel-Ange, Donatello et Titien, Fra Angelico et Léonard de Vinci ; si tout a été écrit et dit d'ici, de Machiavel à Dante en passant par E. M. Forster et sa chambre avec vue ; si l'humanisme est né dans cette cité et nulle part ailleurs ; si le souvenir des Médicis, de leur esthétique, de leurs intrigues est toujours vivace ; si l'italien qu'on y parle est le plus pur de la péninsule… Florence ne s'est pourtant jamais contentée de n'être qu'une étape essentielle du Grand Tour ou une destination touristique. Elle n'a jamais renoncé à vivre, à rire, à créer, à bruisser.
Somme toute, il suffit d'un pas de côté pour la redécouvrir : passer sur l'Oltrarno, se perdre vers Santo Spirito, pousser vers San Niccolò, écouter les artisans, les cordonniers, les restaurateurs, les ébénistes, découvrir une librairie, un musée d'histoire naturelle, la chapelle Brancacci et le premier Christ de Michel-Ange. Décider de rester sur cette rive. Ne pas repartir. G. D.
Le jardin Torrigiani, secret de la « residenza d’epoca » Ad Astra. Jardin secret Ad Astra
À la lisière des quartiers de Santo Spirito et de San Frediano, le jardin Torrigiani, côté Oltrarno, fait partie de ces secrets bien gardés de Florence. Sept hectares invisibles de l'extérieur… sauf pour cet...
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