Second.
Il est anodin ce mot, transparent, sans intérêt. Les plus curieux savent faire la différence entre lui et son synonyme, qui lui sert aussi de définition: deuxième. Les puristes aiment à faire valoir en effet qu'on utilise «second» quand il n'y a plus rien derrière (on dit d'ailleurs la Seconde Guerre mondiale. Enfin, pour l'instant...) et deuxième lorsque le classement se poursuit. On peut, mais ce n'est pas une obligation. Banal dans son étymologie, il vient du latin («secundus»), c'est le mot fadasse par excellence, sauf que c'est un des (nombreux) exemples du sadisme de la langue de Molière.
En effet, qui, quand, pourquoi, alors que le son [k] de second s'est affaibli en [g], comme pour le mot dragon («draconem» en latin), les académiciens des Lumières ont-ils décidé que non, pas question, o...
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