Artillerie, logistiques, mais aussi rations alimentaires ou prêts bancaires… Depuis le début de la guerre, l'Ukraine a bénéficié d'un large soutien de la communauté internationale, que ce soit sur le plan militaire ou humanitaire. Mais quels sont les plus gros contributeurs ? C'est la question que s'est posée un think tank allemand. Et les résultats montrent d'importantes disparités d'un pays à l'autre.
Dans le détail, le Kiel Institute for the World Economy s'est penché sur la période couvrant du 24 février jusqu'au 27 mars, et a calculé le soutien de 31 pays. En l'occurrence, ceux membres de l'Union européenne et ceux du G7, ainsi que diverses institutions. Verdict : avec 7,6 milliards d'euros, les États-Unis sont le plus important contributeur. Ces dons sont pour une grosse moitié militaires (fourniture d'armes, rations militaires et crédits divers à l'armée), le reste étant humanitaire. In fine, Washington a accordé les trois quarts de l'aide militaire dont a bénéficié Kiev.
Second soutien : la Pologne. Le voisin a donné à l'Ukraine un peu moins d'un milliard d'euros, essentiellement pour un soutien financier. Vient ensuite le Royaume-Uni (0,7 milliard), qui est le deuxième fournisseur d'aide militaire. À la quatrième place, on retrouve l'Allemagne – surtout pour son aide humanitaire -, suivie de la France, qui s'illustre surtout par son aide financière. Paris a accordé un prêt de 300 millions d'euros, et a envoyé plus d'une centaine de millions d'euros d'aide humanitaire.
Si la France est "seulement" à la cinquième place, c'est aussi et peut-être car son aide militaire n'a jamais été dévoilée publiquement (l'Élysée évoquant "quelques dizaines" de missiles"). Ce qui n'est pas le cas des autres pays pris en compte, et dont les armes transférées en Ukraine ont fait l'objet de communications publiques.
Enfin, si certains États de l'UE arrivent en queue de peloton, cela ne remet pas en cause l'effort consenti pour soutenir l'Ukraine. Surtout si on prend en compte leur produit intérieur brut (PIB) : ainsi, l'aide de quatre pays d'Europe de l'Est est plus élevée que celle des États-Unis. Concrètement, l'Estonie a débloqué près de 0,8 % de son PIB. À titre de comparaison, cela représente 0,02 % du PIB de la France (10ᵉ place de ce palmarès). Les États-Unis, eux, sont sixièmes. Rappelons toutefois que l'étude du think tank ne prend pas en compte les aides débloquées après le 27 mars. À titre d'exemple, la France a annoncé jeudi l'envoi de 28 tonnes d'aide médicale d'urgence.
Quid des institutions ? Ces dernières ne sont pas en reste : un fonds d'un milliard d'euros a été approuvé par le Conseil de l'UE pour rembourser les États membres qui aident militairement l'Ukraine. Un prêt d'urgence de 2 milliards d'euros a également été annon...
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