Russes et Biélorusses bannis de Wimbledon : les Ukrainiens veulent aller plus loin

LCI - 21/04
[VIDÉO] - Wimbledon a interdit, mercredi 20 avril, aux joueurs russes et biélorusses de fouler le mythique gazon londonien. Une conséquence indirecte de l'invasion russe en Ukraine, soutenue activement par la Biélorussie. Les Ukrainiens du circuit, Elina Svitolina en tête, réclament des sanctions encore plus fermes à leurs égards.

Wimbledon a interdit, mercredi 20 avril, aux joueurs russes et biélorusses de fouler le mythique gazon londonien.

Une conséquence indirecte de l'invasion russe en Ukraine, soutenue activement par la Biélorussie.

Les Ukrainiens du circuit, Elina Svitolina en tête, réclament des sanctions encore plus fermes à leurs égards.

Ils veulent aller encore plus loin. Le All England Club a annoncé, mercredi 20 avril, bannir les Russes et Biélorusses de l'édition 2022 de Wimbledon, programmée du 27 juin au 10 juillet. Cette résolution historique, motivée par la guerre en Ukraine, déclenchée par la Russie, elle-même appuyée par la Biélorussie, a déplu à Moscou. 

Avant même l'officialisation, le Kremlin s'est insurgé contre la décision "inacceptable" des organisateurs du plus vieux tournoi du Grand Chelem. Une "suspension unilatérale" par ailleurs épinglée par les deux organisations régentes du tennis. La WTA, qui gère le circuit féminin, s'est dite "déçue", quand l'ATP, son pendant masculin, a signalé "un dangereux précédent préjudiciable pour le sport."

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Dans le camp des joueuses et joueurs ukrainiens, qui ont œuvré pour interdire aux Russes et Biélorusses de participer à Wimbledon, règne la satisfaction d'avoir été entendu. Mais, après avoir remporté ce premier set, ils visent le gain du match. À l'image de Marta Kostyuk, ils veulent élargir les sanctions à l'encontre de leurs adversaires venant de ces deux pays, même s'ils n'ont aucune responsabilité, de près ou de loin, dans les actes de guerre de leurs dirigeants. "Quiconque pense qu'une décision comme celle‐ci cible personnellement les joueurs est assez égoïste. Les joueurs sont une grande partie de la propagande et un grand exemple pour leurs fans", a justifié sur Twitter la 52e joueuse mondiale. "Le silence est une trahison ."

Il y a un temps où le silence est une trahison

Le communiqué des joueuses et joueurs ukrainiens

Le silence, c'est ce qui est, au premier chef, reproché aux Russes et Biélorusses. Et ce, malgré les prises de position (trop minoritaires ?) d'Andrey Rublev ou de l'ex-numéro 1 mondiale, Victoria Azarenka, contre le conflit armé qui sévit en Ukraine. "En temps de crise, le silence signifie être en accord avec ce qu'il se passe", a ainsi déploré le clan ukrainien, rappelant les "énormes responsabilités" qui incombent à tous les athlètes de haut niveau, dont les interactions sociales "touchent une audience plus grande que celles des télévisions régionales". "Nous notons que les Russes et Biélorusses ont vaguement mentionné la guerre, mais jamais vraiment affirmé que la Russie et la Biélorussie l'avaient lancée en Ukraine."

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"Le grand silence de ceux qui ont choisi cette posture est insupportable alors que des meurtres continuent sur nos terres", ont dénoncé les joueuses et joueurs ukrainiens, parmi lesquels Elina Svitolina, ex-numéro 5 mondiale. Celle qui partage la vie de Gaël Monfils a relayé sur ses réseaux sociaux cette déclaration commune, réclamant l'exclusion des Russes et Biélorusses de tous les tournois, s'ils ne se positionnent pas publiquement contre la guerre en Ukraine, selon des termes précis.

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